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L'indice FAO des prix des aliments s'est établi en moyenne à 210 points en février 2013, soit un niveau inchangé par rapport à sa valeur de janvier, mais inférieur de 5 points (2,5 %) à celle de février 2012, selon les chiffres publiés par l’agence de l’ONU. Depuis novembre, l'indice a évolué dans une fourchette étroite comprise entre 210 et 212 points, les hausses des prix des produits laitiers et des huiles/matières grasses ayant été largement compensées par la baisse de ceux des céréales et du sucre. Les prix de la viande sont restés globalement stables sur la période. En février, ce sont les cours des produits laitiers qui ont le plus progressé, devant les huiles et matières grasses, tandis que les prix des céréales, et plus encore du sucre, chutaient. La hausse des prix du lait est principalement due aux conditions météorologiques chaudes et sèches que connaît l'Océanie et qui sont à l'origine d'une chute brutale de la production de lait et d'une réduction simultanée de la transformation des produits laitiers. Cette contraction de l'offre face à une demande internationale stable a entraîné à la hausse les prix de tous les produits laitiers, en particulier du beurre et du lait en poudre.
Difficile de prévoir l’avenir
Pour l’avenir, l’agence internationale se veut très prudente car à cette époque de la saison, l'essentiel des céréales secondaires et du paddy restent encore à semer et « il est trop tôt pour tenter de prévoir, même dans les grandes lignes, les tendances mondiales de la production céréalière 2013 ». Mais les perspectives pour les premières céréales secondaires de l'année dans l'hémisphère sud sont plutôt favorables. Les perspectives concernant le riz sont également encourageantes dans plusieurs pays au-dessous de l'équateur. Par ailleurs, les analyses de la FAO portent « essentiellement sur les évolutions relatives à la sécurité alimentaire des économies en développement» Or, de nombreux États en développement « connaissent une grave insécurité alimentaire » intensifiée par les conditions politiques extrêmes comme la Syrie, ou climatiques, comme la République démocratique de Corée, où un épisode de sécheresse en mai-juin 2012, suivi d'inondations localisées en juillet-août, a réduit la production végétale et endommagé les infrastructures agricoles.
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