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UE/Corée du sud L’industrie agroalimentaire salue le résultat de l’accord de libre échange

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« Le paraphe de cet accord représente une étape importante pour assurer de meilleures possibilités d’accès aux marchés pour les denrées alimentaires et les boissons de l’UE sur le marché coréen ». Serafín Jesús Pérez, président de la Confédération des industries agroalimentaires de l’UE (Ciaa), n’a pas caché sa satisfaction suite au paraphe d’un accord de libre échange entre l’UE et la Corée. Celui-ci a précisé que, « compte tenu du ralentissement économique actuel, avec des entreprises agroalimentaires, grandes ou petites, qui affrontent une vive concurrence internationale sur les marchés mondiaux, la conclusion d’un accord avec la Corée est de bon augure pour la compétitivité future de notre industrie ». Il a en conséquence demandé au Conseil des ministres et au Parlement d’approuver cet accord « sans retard injustifié ».

La Confédération des industries agroalimentaires de l’UE se félicite du paraphe le 15 octobre d’un Accord de libre-échange (ALE) entre l’Union européenne et la Corée. Un accord qui devrait générer un volume substantiel de nouveaux échanges de biens et de services pour un montant total de 19 milliards d’euros pour les exportateurs européens. L’opération permettra notamment d’éliminer la grande majorité des tarifs douaniers entre les deux économies, ainsi que de nombreuses barrières non tarifaires. Commentant cet accord, Serafin Jesus Perez, le président de la Ciaa, a dit qu’il attend maintenant avec grand intérêt sa conclusion rapide, sans quoi, selon lui, « il pourrait se révéler très difficile pour les agro-exportateurs de produits alimentaires européens de concurrencer leurs homologues internationaux sur les marchés de la péninsule coréenne ». Selon la Ciaa, la Corée du Sud est l’un des marchés les plus dynamiques de l’UE pour les producteurs européens de denrées alimentaires et les fabricants de boissons. Rappelant que les exportations vers ce pays ont augmenté de 35% depuis 2000, le leader de la Ciaa a espéré que, compte tenu des débouchés commerciaux potentiels en Corée à la suite du paraphe de l’ALE, elles pourront poursuivre leur croissance au cours des années à venir. « Le libre accès à un large éventail de produits alimentaires de l’UE, les niveaux élevés de protection des indications géographiques de l’UE (IGP) et le renforcement du dialogue bilatéral sur les barrières sanitaires et phytosanitaires au commerce, constituent, selon la Ciaa, « les principaux avantages que les producteurs de l’industrie agroalimentaire européenne vont pouvoir récolter à la suite de l’opération avec la Corée ».

Plus d’un milliard d’euros d’exportations de produits agricoles européens
Grâce à la bonne santé de son économie (PIB par habitant de 13 000 euros et importations de produits industriels et agricoles concurrentielles), la Corée est devenue le 4 ème partenaire économique le plus important en dehors de l’Europe (derrière les États-Unis, le Japon et la Chine). Les exportations de l’UE vers la Corée ont crû en moyenne de 7,5 % l’an au cours de la période 2004-2008, atteignant 25,6 milliards d’euros en 2008. En 2007, la valeur des exportations communautaires de services vers la Corée a dépassé 7 milliards d’euros. En 2008, la Corée a exporté au total pour 39,4 milliards d’euros de biens vers l’UE. La Corée constitue également un des marchés à l’exportation les plus rentables pour les agriculteurs de l’UE puisqu’ils y réalisent des ventes annuelles pour un montant qui dépasse le milliard d’euros.

Les principaux éléments de l’accord
L’Accord de Libre Échange (ALE) entre l’UE et la Corée, signé le 15 octobre, permettra la suppression à brève échéance de droits de douane à hauteur de 1,6 milliard d’euros imposés annuellement par la Corée sur les exportations européennes de produits industriels et agricoles. L’UE ne percevra plus quant à elle 1,1 milliard d’euros de droits de douane, tout bénéfice pour les entreprises et les consommateurs européens. Aux termes de cet accord, chaque année, les exportateurs européens de machines et équipements économiseront quelque 450 M EUR de droits tandis que les exportateurs européens de produits agricoles (pour lesquels les droits appliqués par la Corée sont actuellement relativement élevés), épargneront environ 380 millions. Dès le premier jour de l’entrée en vigueur de l’accord, les vins et les fromages bénéficieront quant à eux respectivement de contingents à droits nuls et de contingents en franchise de droit. L’ALE offrira par ailleurs un haut niveau de protection des indications géographiques communautaires (« champagne », « prosciutto di Parma », « feta », « rioja », « tokaji », « scotch whisky », etc...). Des règles efficaces pour le règlement des différends seront également instituées afin de garantir le respect des engagements (décision d’arbitrage dans les 160 jours, soit plus rapidement que devant l’OMC). L’ALE offrira aussi une protection par l’intermédiaire d’une clause générale de sauvegarde. Celle-ci permettra le rétablissement de ce que l’on appelle «les droits de la nation la plus favorisée» pour une durée pouvant aller jusqu’à 4 ans en cas d’emballement soudain des importations. La Commission européenne promet de suivre étroitement l’évolution du marché dans les secteurs sensibles. En ce qui concerne les règles d’origine, les dispositions seront simplifiées et rendues plus favorables aux entreprises. Pour les produits de l’agriculture et de la pêche, les règles d’origine types de l’UE seront conservées, seul un petit nombre de dérogations étant encore prévues.

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