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PAC post 2013 L’industrie alimentaire expose ses « 5 principes fondamentaux » à l’intention des politiques

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Renforcer le rôle productif de l’agriculture européenne pour l’alimentation humaine et animale, assurer la standardisation de la politique agricole européenne, améliorer la cohérence entre les politiques qui influencent l’offre, accentuer l’orientation vers le marché de la Pac et promouvoir une agriculture européenne durable. Tels sont les cinq principes qui devraient, selon l’industrie agroalimentaire européenne, guider les orientations à donner à la Pac par les responsables politiques au-delà de 2013. Des idées émises au moment où les ministres de l’agriculture de l’UE devaient échanger leurs points de vue sur le sujet lors d’une rencontre informelle dans la banlieue chic de Bruxelles.

Avant la communication de la Commission européenne sur la Pac post-2013 prévue pour la mi-novembre 2010, les ministres de l’agriculture de l’UE devaient se réunir en Conseil informel le 21 septembre à la Hulpe (périphérie de Bruxelles) dans le but d’examiner librement les résultats du récent débat public sur l’avenir de la Politique agricole commune après 2013 et de discuter des orientations possibles de celle-ci après 2013 (1). C’est ce moment qu’a choisi la CIAA (Confédération des industries agroalimentaires de l’UE) pour mettre en avant les « cinq principes fondamentaux », qui selon elle, devraient guider les réflexions des autorités européennes pour la Pac après 2013. Considérant que le débat sur la Pac après 2013 est entré dans « une étape stratégique », la CIAA estime que la production de matières premières agricoles pour l’alimentation humaine et animale doit rester au centre des objectifs de l’agriculture européenne, « production qui doit être basée nécessairement sur la demande du marché ». Un élément essentiel aux yeux de la CIAA pour assurer la compétitivité de l’industrie alimentaire et des boissons dans les années à venir et, par conséquent, pour assurer la viabilité d’un pilier aussi stratégique de l’économie de l’UE qu’est l’agriculture. Les responsables politiques européens devraient également veiller à assurer « la standardisation de la politique agricole européenne » et éviter ainsi la renationalisation de la Pac. « Une forte politique commune de l’agriculture est essentielle pour assurer des conditions de concurrence équitables au sein du marché intérieur européen », considère la CIAA qui souligne que les « flexibilités nationales et les exemptions, visant à adapter la PAC aux spécificités locales, ne devraient pas créer de distorsion qui seraient préjudiciables au marché unique et à l’approvisionnement en matières premières pour l’industrie alimentaire et des boissons ».

Améliorer la cohérence entre les politiques qui influencent l’offre
« L’avenir de la Pac couvrira inévitablement une partie des défis à venir, mais pas tous », estime la CIAA pour laquelle un nombre croissant d’autres politiques comme la sécurité alimentaire, les nouvelles technologies, le commerce, le développement, l’environnement, les consommateurs et la politique sociale ont également un impact certain sur les activités agricoles et l’approvisionnement en matières premières. Elle plaide ainsi pour une « vision commune » à adopter par la Commission européenne, laquelle vision commune devrait aboutir à « une cohérence absolue dans toutes les politiques ayant un impact sur l’offre, une condition essentielle pour garantir la disponibilité des matières premières nécessaires à l’industrie alimentaire et des boissons ». Cette approche devrait également s’appliquer à la cohérence verticale étant donné que la Pac, souligne la CIAA, « doit aussi promouvoir un meilleur fonctionnement de la chaîne d’approvisionnement alimentaire ».

Promouvoir une agriculture européenne durable
Tout en saluant la tendance actuelle d’une politique agricole continuellement orientée vers le marché, l’industrie alimentaire et des boissons européenne considère que la future Pac doit cependant se doter d’outils pour lutter contre la volatilité extrême des prix. La Pac devrait agir comme un filet de sécurité en vue d’assurer la sécurité d’approvisionnement en prévenant les situations de crise et en remédiant aux déséquilibres temporaires du marché. Aux yeux de la CIAA, la Pac devrait également assurer la prévisibilité pour les agriculteurs, stimuler la production à long terme, encourager l’utilisation efficace des ressources rares (terres, eau, sol) et contribuer à l’amélioration continue de l’environnement dans la production alimentaire. La recherche et l’innovation peuvent contribuer à relever ces défis et la PAC a un rôle à jouer dans le soutien de la R&D agro-alimentaire.

(1) D’avril à juin 2010 la Commission a organisé une consultation publique sur l’avenir de la PAC après 2013. Les 19 et 20 juillet 2010 un grand débat public organisé à Bruxelles a présenté les conclusions de cette consultation et a été l’occasion pour de nombreux acteurs de la société civile et du secteur agricole d’exprimer leurs points de vue.

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