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Présidence irlandaise/UE L’industrie alimentaire présente à l’Irlande ses priorités pour les six mois à venir

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Œuvrer à l’adoption de la feuille de route des 30 recommandations du Groupe de Haut niveau sur la compétitivité de l’industrie agroalimentaire européenne et s’attaquer aux problèmes de l’équilibre de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Telles sont les demandes-phares de FooddrinkEurope, le lobby de l’industrie alimentaire européenne, à la nouvelle Présidence irlandaise de l’Union européenne pour la période de janvier à juin 2013.

Dans ses recommandations pour les six mois à venir, FoodDrinkEurope demande à l’Irlande, en tant que membre du Groupe de Haut Niveau (GHN) pour la compétitivité de l’industrie agroalimentaire européenne de contribuer – dans la mesure de ses moyens – à l’adoption de la feuille de route des 30 recommandations du GHN ainsi que de faire avancer le dossier des relations contractuelles au sein de la chaîne d’approvisionnement alimentaire au travers de la Plate-forme B2B sur les pratiques commerciales. FoodDrinkEurope sollicite également la prorogation du mandat du Forum de haut niveau au-delà de 2012 afin de permettre à la Commission européenne et aux parties prenantes (producteurs, industriels, distributeurs, consommateurs) de développer une approche plus intégrée de la réalisation des objectifs « d’une croissance intelligente, durable et inclusive ».

Doper les relations et échanges commerciaux

Rappelant utilement que les exportations sur les pays tiers de l’industrie alimentaire et des boissons atteint plus de 76 milliards d’euros et qu’elle génère une balance commerciale positive de près de 13 milliards d’euros, FoodDrinkEurope appelle la présidence irlandaise à œuvrer pour la mise en œuvre rapide de l’Accord de libre-échange (ALE) avec l’Ukraine et à aller de l’avant avec la proposition d’un accord de libre échange entre l’ UE et le Japon. FoodDrinkEurope demande à la présidence irlandaise de « prioriser » la proposition de la Commission européenne visant à aider les PME européennes à avoir un meilleur accès aux marchés internationaux au cours des six prochains mois. Dans le cadre de la réforme de la Politique agricole commune (Pac), le lobby de l’industrie alimentaire continue de plaider pour avoir accès à un approvisionnement « sûr et adéquat » en matières premières agricoles de haute qualité, en rappelant là aussi que près de 70 % de la production agricole sont absorbés par l’industrie alimentaire.

Financer la recherche dans les régions

FoodDrinkEurope invite la présidence irlandaise à promouvoir la création d’un mécanisme visant à financer l’infrastructure de recherches au niveau régional. Un tel mécanisme devrait, à ses yeux, « intégrer les politiques régionales et nationales dans les structures européennes », pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre de l’Initiative de croissance et d’emploi à l’horizon 2020 de l’UE.

Une définition des nanomatériaux

Concernant la définition des nanomatériaux, FoodDrinkEurope insiste auprès de l’Irlande pour que, dans le cas où il y aurait des modifications à apporter à la définition arrêtée par la Commission européenne dans sa recommandation actuelle (telle que prévue dans le règlement 1169/2011 sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires), ceci doit être fait « sans délai » de manière à s’assurer que toute définition révisée puisse être incluse dans la révision attendue du règlement sur les nouveaux aliments (« novel foods »).

Pas de taxe discriminatoire

Rappelant le « fâcheux précédent » du gouvernement danois qui s’est aventuré à imposer une « taxe discriminatoire sur les produits contenant des graisses saturées (et « heureusement rapidement abolie », mais qui réfléchit à une autre taxe cette fois-ci sur les produits sucrés), FoodDrinkEurope invite la présidence irlandaise et les autres États membres « à ne pas recourir à de telles mesures discriminatoires sur les produits alimentaires et les boissons ». Mesures qualifiées de « ringardes et qui ne feraient que « ruiner l’économie locale, entraînant à son tour des pertes d’emplois ». D’autant plus, insiste le lobby de l’industrie alimentaire, que ce seraient « les consommateurs à faible revenu – qui ont d’énormes difficultés à joindre les deux bouts – qui seraient les plus touchés dans le climat économique actuel ».

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