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Commerce international/Accord L'industrie alimentaire salue le mandat de négociation d'un accord de libre échange

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FoodDrinkEurope se félicite de la décision du Conseil des ministres de l'UE d'accorder à la Commission européenne un mandat de négociations en vue d'un accord de libre-échange avec le Japon. «Il s'agit d'un développement positif, compte tenu des avantages que l'accord UE-Japon apporterait à l'économie de l'UE dans son ensemble et à l'industrie agroalimentaire en particulier », a notamment déclaré Jesús Serafín Pérez, le président de FoodDrinkEurope, le porte-parole de l'industrie alimentaire et des boissons de l'UE.

Suite à l'entrée en vigueur d'un accord similaire avec la Corée du Sud en 2011, l'Union européenne a connu une croissance impressionnante dans l'exportation, notamment de produits laitiers (+ 50%) et de viande de porc (+ 120%). Pour cette raison, « FoodDrinkEurope », le lobby de l'industrie alimentaire et des boissons de l'UE, se dit confiant qu'un accord de libre-échange UE/Japon pourrait générer des résultats similaires, non seulement pour les produits laitiers et pour la viande porcine, mais aussi pour le vin, l'huile d'olive, la confiserie et de nombreux autres produits alimentaires de l'UE. Les exportations de l'Union sur le marché japonais se montent actuellement aux alentours de 4 milliards d'euros, soit environ 5% de toutes les exportations de denrées alimentaires et de boissons de l'UE et les exportations de boissons et près de 8% du total des exportations de l'UE vers le Japon. Selon FoodDrinkEurope, les négociations pour un accord de libre échange avec le Japon devraient se fonder sur l'exercice complet de « délimitation » (« scoping » – qui a été entrepris plus tôt en 2012 afin de définir la portée et le niveau d'ambition d'un tel accord-) pour obtenir des résultats significatifs en termes de concessions tarifaires et d'amélioration de l'environnement réglementaire.

137 % de croissance attendue pour les exportations de produits alimentaires transformés...

Selon des études récentes mentionnées par FooddrinkEurope, les exportations de l'UE vers le Japon pourrait augmenter de 71 % si les obstacles au commerce ont été supprimés. Pour les produits agricoles et alimentaires, la réduction des mesures non tarifaires japonaises se traduirait par une augmentation des échanges de 29 %. Mieux, si les tarifs japonais venaient eux-aussi à baisser, les exportations européennes de produits alimentaires transformés devraient quant à elles augmenter de près de 137 %. « Un accord de libre-échange global serait donc le seul moyen d'atteindre ce double objectif en s'attaquant à la fois aux droits de douane et aux obstacles réglementaires du pays du Soleil levant, estime FoodDrinkEurope. Le porte-parole de l'industrie alimentaire européenne se dit « convaincu que le futur accord de libre-échange UE-Japon peut être conclu dans un espace de temps relativement court », ce qui, à ses yeux, « permettrait à l'industrie alimentaire et des boissons de générer plus de croissance et plus d'emplois.

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