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entreprises L'industrie de la viande allemande s'engage sur les conditions de travail

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Régulièrement accusés de dumping social, les principaux acteurs de l'industrie allemande de la viande s'engagent à améliorer les conditions de travail de leurs employés.

Les grandes entreprises du secteur de la viande en Allemagne – Danish Crown Fleisch GmbH, Heidemark Geflügel Spezialitäten, Tönnies, Vion – ont annoncé le 21 septembre des mesures qui, selon une déclaration commune, « sont un pas vers une amélioration des conditions de travail et de vie » de leurs employés. Elles s'engagent notamment à augmenter la part de leur main-d'œuvre en contrat à durée indéterminée. Aucun objectif chiffré n'a été défini, mais un rapport annuel doit faire état des avancées.

Par ailleurs, précisent les entreprises, « l'objectif est d'étoffer le nombre de salariés et salariées qui relèvent de la protection sociale allemande » de sorte que, d'ici juillet 2016, tous leurs employés cotisent aux systèmes de retraite, santé ou chômage allemands.

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Faisant fortement appel à la main-d'œuvre d'Europe de l'Est, les abattoirs allemands sont régulièrement accusés de dumping social. À l'heure actuelle, ils emploient, par l'intermédiaire de sous-traitants, des personnels avec des contrats de travail étrangers, bulgares par exemple. Ces travailleurs sont payés au salaire minimum en vigueur en Allemagne, mais s'acquittent des charges dans leur pays d'origine.

Le secteur a déjà appliqué cette année à ses quelque 80 000 salariés, y compris ceux employés par des sous-traitants et des prestataires, un salaire minimum qui est actuellement de 8 € bruts de l'heure, et qui doit grimper à 8,75 € à la fin de 2016. Les industriels s'étaient dépêchés d'adopter ce mécanisme avant l'entrée en vigueur du salaire minimum généralisé en Allemagne, à 8,50 € de l'heure.

(1) Voir n° 3448 du 19/05/14