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Grippe aviaire L’industrie de l’alimentation animale fortement touchée depuis avril

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Le Syncopac, syndicat des coopératives d’alimentation animale, a indiqué le 6 juin que la crise de la grippe aviaire touche désormais de plein fouet les industries d’aliments du bétail.

En avril 2006, les volumes d’aliments composés produits en France ont chuté de 6 % par rapport à l’an passé, principalement en raison de la baisse de production d’aliments des poulets (- 31 %). En effet, la production d’aliments pour poulets a baissé de 10 % en février, 19 % en mars, puis 31 % en avril. Et cela va se poursuivre jusqu’à la fin de l’été, prévoit le syndicat. La filière alimentation animale estime à 4 millions d’euros la perte mensuelle pour les industries. « Nous avons demandé au ministère de l’Agriculture que le ratio de 75 % du chiffre d’affaires en volailles pour prétendre à des aides, tel qu’il est défini actuellement, soit diminué, de façon qu’un plus grand nombre d’industries soient soutenues », a expliqué Daniel Rabiller, représentant du Syncopac.

Des espoirs pour une relance en été

La filière de l’alimentation du bétail s’attendait à une telle chute. Elle était même attendue plus tôt. Si elle n’a pas eu lieu dès le début de la crise avicole, c’est en raison de la consommation soutenue des volailles festives de fin d’année 2005, puis d’un retard d’enlèvement des volailles dans les exploitations en début d’année 2006, ce qui a permis de maintenir des ventes d’aliments.

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Le secteur garde tout de même quelque espoir si la France retrouve, le 18 juin 2006, son statut de pays « indemne » de grippe aviaire, comme l’a indiqué la direction générale de l’agriculture (DGAL) du ministère de l’Agriculture. « Nous retrouverions alors la possibilité de vendre sur les 70 % des pays tiers qui nous ont fermé leur porte», a commenté Daniel Rabiller. Ce dernier a rappelé que 20 % de la production française de volaille sont destinés à l’exportation.