Les pays du Mercosur seraient prêts à ouvrir leur marché pour certains produits à l’Union européenne. Mais les industries alimentaires estiment qu’ils n’ont pas toujours les moyens d’assurer la libre circulation des marchandises au sein même de leur organisation régionale.
Du 19 au 21 juillet, un nouveau round de discussion devait se tenir entre les négociateurs des pays Mercosur et de l’Union européenne pour parvenir à un accord bilatéral en octobre. Avant la réunion, la Confédération des industries agroalimentaires de l’UE (CIAA) et d’autres organisations comme les industries laitières européennes se sont inquiétées de la capacité des pays Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) à tenir leurs engagements. Etant donné le « faible niveau d’intégration » de la région Mercosur, les industriels soutiennent la volonté de la Commission de Bruxelles de s’assurer que la libre circulation des marchandises sera bien réelle au sein même de la zone d’Amérique latine. « L’Union européenne devra s’assurer de la mise en œuvre concrète » de ce point, revendique la CIAA.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Marges de manœuvres
La demande des fabricants d’aliments est d’autant plus pressante que la plupart des secteurs estiment que l’Europe est allée très loin dans les concessions faites au Mercosur dans le domaine agricole et alimentaire. Ils attendent en particulier de la Commission qu’elle prenne en compte les marges de manœuvres créées par la réforme de la politique agricole commune.