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UE/régime sucre L’industrie du sucre demande deux années pour se restructurer

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Quelques jours avant le Parlement de Strasbourg, le 10 mars, le Comité européen des fabricants de sucre est parvenu à définir une position commune sur l’avenir de l’OCM. Il défend pied par pied des propositions concrètes pour une « réforme durable du sucre européen ».

À la veille d’une prise de position du Parlement européen très critique à l’égard des projets de Bruxelles sur la réforme de l’OCM sucre, le CEFS est parvenu, fin février, à définir une nouvelle position commune. Elle intervient alors que certains fabricants de sucre se montrent de plus en plus critiques face aux dernières prises de parole de Mariann Fischer-Boel – le maintien « impensable » de la production de sucre sur l’ensemble du territoire européen – et face à son absence de clarté sur ses intentions.

Volontariat

Le Comité des fabricants de sucre, tout en reconnaissant « le besoin d’adaptation du secteur européen du sucre » rappelle qu’il souhaite le maintien de la production sur l’ensemble du territoire communautaire. Pour parvenir à une réduction de la production, l’organisation bruxelloise plaide pour une réforme en deux temps. D’abord, le CEFS propose à la Commission européenne de superviser un plan de restructuration fondé sur le volontariat et le rachat des quotas. Si l’organisation ne chiffre pas ses ambitions pour rendre le rachat des quotas attrayants, elle sous-entend que les 250 euros/t proposés par le plan Fischler de juillet 2004 sont inacceptables…

Le prix proposé pour les départs volontaires irait en s’abaissant, au cours d’une période de deux ans, temps demandé par l’organisation pour dégager le marché d’un certain volume de quotas, non précisément chiffré.

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Utilisateurs de sucre

Par ailleurs, les fabricants de sucre demandent le maintien des restitutions à l’exportation pour le sucre dans les produits transformés aussi longtemps que possible, afin de soutenir la compétitivité des utilisateurs de sucre !

Concernant les importations de sucre, le CEFS milite pour la pérennité des quotas ou tout au moins d’autres instruments de contrôle des volumes d’approvisionnement. Car l’équilibre du marché intérieur ne peut se faire uniquement à coup de baisse du prix, préviennent-ils – soulignant la contradiction entre un système d’importations totalement libéralisé et des exportations rigoureusement contrôlées.