« Aujourd’hui nous estimons qu’il est nécessaire de trouver une solution urgente et définitive au différend sur la viande aux hormones entre l’UE et les Etats-Unis ». Très préoccupée par l’évolution du dossier sur la viande aux hormones, l’industrie européenne de la transformation des viandes plaide pour une solution qui peut et doit être trouvée, selon elle, dans l’octroi, sous certaines conditions, d’un contingent supplémentaire de viande sans hormones aux producteurs américains qui aiderait à résoudre un problème de pénurie de matières premières que rencontrent les industriels. La commissaire européenne au Commerce, Catherine Ashton, s’est rendue le 16 mars aux Etats-Unis pour soulever le problème avec ses homologues américains.
« La récente décision de Washington de reporter d’un mois l’application des sanctions américaines sur une série de produits européens doit être mise à profit pour trouver une solution à ce problème qui dure depuis plus de dix ans », estime le Centre de liaison des industries transformatrices de viandes de l’UE (Clitravi). Selon lui, pour l’Union européenne, ce serait déjà l’occasion de résoudre les graves conséquences des éventuelles sanctions américaines sur certains Etats membres. Mais surtout le lobby de l’industrie estime que la solution du différend euro-américain « pourrait aider en partie l’industrie européenne de la transformation la viande qui continue à faire face à des pénuries de matières premières pour ses activités ». C’est dans cette optique qu’il demande à la commissaire européenne au Commerce, Catherine Ashton, de faire tout son possible pour s’entendre dès que possible avec les autorités américaines sur une augmentation – sous certaines conditions – du contingent tarifaire de viande sans hormones accordé aux producteurs américains. Dans un souci évident de faire baisser la tension, les États-Unis ont annoncé, le 12 mars, qu’ils accepteraient de gommer de la liste de représailles une série de produits européens parmi lesquels les tomates, oignons, carottes séchées, pain grillé, chicorée torréfiée, moutarde préparée, soupes et bouillons.
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Report d’un mois des nouvelles taxes
D’autre part, ils ont reporté d’un mois la mise en place de taxes sur une liste de produits européens incluant notamment le roquefort mais aussi des produits à base de viande de bœuf et de porc. La Commission européenne s’en est félicitée et a dit espérer qu’une solution définitive puisse être trouvée « très rapidement ». « Je suis confiante que nous trouverons une solution très rapidement », a déclaré la commissaire européenne au Commerce Catherine Ashton. Les Etats-Unis ont décidé de reporter d’un mois, au 23 avril, la mise en place de ces taxes supplémentaires sur une liste modifiée des produits de l’UE et ce, « afin d’encourager une résolution de conflit de longue date sur le boeuf aux hormones », à l’origine de ces taxes, ont indiqué les services américains du commerce extérieur. « La Commission et les responsables américains du commerce sont actuellement en discussion sur une possible solution intérimaire qui serait bénéfique pour les producteurs de boeuf américains », ont-ils précisé.