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UE/Etiquetage nutritionnel L’industrie salue l’avis de l’AESA sur les mentions des valeurs de référence

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La Confédération des industries agroalimentaires de l’UE (Ciaa) se félicite de l’avis de l’AESA (Autorité européenne de sécurité alimentaire) sur l’étiquetage des valeurs de référence d’une série de nutriments. Elle estime que l’évaluation des scientifiques européens corrobore le système des RNJ (repères nutritionnels journaliers) qu’elle a elle-même initié et qui renforce en même temps la législation proposée par Bruxelles sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires.

La CIAA salue le fait que l’avis de l’AESA sur l’étiquetage des valeurs de référence d’une série de nutriments se range aux aspects scientifiques qui sous-tendent le système d’étiquetage volontaire des RNJ (repères nutritionnels journaliers) suggéré par l’industrie agroalimentaire européenne. Elle lui fait bon accueil d’autant plus que cet avis renforce en même temps ce qui a déjà été proposé dans le cadre de la proposition de règlement de la Commission européenne sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires. D’une manière générale, les RNJ précisent la valeur énergétique (calories) et les quatre nutriments les plus susceptibles d’accroître le risque de développer certaines maladies liées à l’alimentation : lipides, acides gras saturés, sucre et sodium (ou sel).

Le lobby de l’industrie agroalimentaire européenne se félicite notamment de l’évaluation et de la confirmation par l’AESA des valeurs relatives à l’énergie (qui est, sur la base d’une consommation quotidienne moyenne de 2000 kcal, d’une valeur totale de 70 g de lipides et de 90 g de sucres totaux). « Des valeurs qui sont », d’après la CIAA, « déjà mises en œuvre par l’industrie sur une base volontaire au sein de l’UE par les entreprises, les détaillants et les PME ». En ce qui concerne les valeurs de référence pour les hydrates de carbone, l’industrie agroalimentaire européenne soutient volontiers les 260 g suggérés par les scientifiques de l’AESA, « une valeur qui est en fait plus proche de celle proposée par l’industrie que de celle de 230 g suggérée dans la proposition de la Commission », estime la Ciaa.

Un volet du futur règlement sur l’information des consommateurs

La proposition de règlement sur l’information des consommateurs impose de mettre en place un étiquetage nutritionnel dans la partie principale du champ visuel des produits alimentaires commercialisés. Elle permet l’élaboration de bonnes pratiques en matière de présentation des informations nutritionnelles, y compris d’autres formes d’expression de ces informations en liaison avec les besoins quotidiens globaux en nutriments, ou une présentation sous forme graphique. Les principaux points de la proposition sont les suivants :

– obligation de déclarer dans la partie principale du champ visuel (face avant de l’emballage) la valeur énergétique et la teneur en lipides, en acides gras saturés, en glucides, avec une référence spécifique aux sucres, et en sel, pour 100 g ou 100 ml ou par portion ; la mention des nutriments figurant sur une liste prédéfinie est facultative ;

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– dans le cas des boissons alcoolisées, des dérogations sont prévues pour le vin, les boissons spiritueuses et la bière, et feront l’objet d’un futur rapport de la Commission ; pour les autres boissons alcoolisées, seule la valeur énergétique est à indiquer obligatoirement dans l’étiquetage;

– les éléments obligatoires doivent aussi être déclarés en relation avec les apports de référence, tandis que d’autres formes de présentation peuvent être mises au point dans le cadre de régimes nationaux instaurés à titre volontaire.

Le futur règlement se traduira par la modification, la refonte et le remplacement de certaines dispositions en vigueur en application de la législation horizontale actuelle sur l’étiquetage des denrées alimentaires et aboutira à l’abrogation d’une série de directives et de règlements.