L’Inra et l’Afssa lancent la première étude nationale visant à déterminer les bénéfices nutritionnels de la consommation de poisson, ainsi que les risques éventuels liés à la présence de métaux lourds dans les produits de la mer.
Alors que l’Afssa a déjà, au vu de certaines données scientifiques sur le mercure en particulier, recommandé une restriction de la consommation hebdomadaire de poissons prédateurs à 150 et 60 grammes respectivement pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge, la nouvelle étude s’inscrit dans la même dynamique. Annoncée conjointement par l’Inra et l’Afssa, elle a pour objectif d’évaluer l’exposition aux métaux lourds (plomb, cadmium et mercure) des grands consommateurs de produits de la mer, explique Jean-Luc Volatier, chercheur à l’Observatoire des consommations alimentaires à l’Afssa. Elle permettra également d’évaluer « l’impact nutritionnel et sanitaire des pratiques de pêche récréative, notamment la pêche à pied».
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Quelle concentration en métaux lourds
La première phase de l’étude sera menée entre les mois d’octobre et décembre 2004 auprès de 1 000 personnes, à Lorient, Toulon, La Rochelle et le Havre, et dans les communes environnantes. Elle doit permettre de mieux connaître les consommations alimentaires de ces populations. Une seconde phase permettra d’évaluer par analyses biologiques les expositions des consommateurs aux métaux lourds, ainsi que leur statut nutritionnel. Une troisième étape apportera des données quantitatives sur la composition en différents nutriments et la concentration en différents contaminants environnementaux, dont les métaux lourds, dans les poissons et produits de la mer, expliquent l’Inra et l’Afssa. Les résultats définitifs de l’étude seront connus au second semestre 2005.