Abonné

L’Inrae va devenir une « agence de programme » pour le secteur agricole

- - 2 min

Dans son discours sur « l’avenir de la recherche française », prononcé le 7 décembre, le président de la République a annoncé la transformation de plusieurs « grands organismes nationaux de recherche », dont l’Inrae, en « agences de programmes ». Chaque agence aura pour charge de « participer à la définition de thématiques de recherche prioritaires, organiser la veille scientifique pour l’ensemble des chercheurs de son domaine de compétence, interagir avec les homologues européennes internationaux et veiller au développement des infrastructures de recherche ». Les sept agences citées par le président de la République auront par ailleurs un « mandat fort et des moyens » pour « aller vers des recherches plus disruptives » – les enveloppes budgétaires ne sont pas précisées. Remis en juin au gouvernement, le rapport Gillet a préfiguré ce que seraient ces futures agences, notamment en charge de Programmes nationaux de recherche (PNR). Commandés par l’État, ces appels à projets sont calqués sur l’expérience des Programmes et équipements prioritaires (PEPR) lancés dans le cadre de France 2030.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

L’Inrae est citée par Emmanuel Macron comme future agence du secteur « agriculture, alimentation durable, forêts, ressources naturelles ». En marge d’une conférence de presse le 20 décembre, son p.-d.g. Philippe Mauguin a expliqué à Agra Presse qu’il se préparait d’ores et déjà à mettre en œuvre cette « agence de programme » – de premières réunions avec les autres acteurs de la recherche dans ces secteurs (instituts techniques agricoles, universités, écoles d’ingénieur…) sont attendues en janvier-février. L’Inrae organisait une conférence de presse pour annoncer qu’elle approfondissait ses collaborations avec les instituts techniques agricoles – avec notamment une réunion annuelle de ses cadres. Ces derniers partagent déjà vingt-cinq unités mixtes de technologiques (UMT) avec l’institut de recherche agronomique.

« Aller vers des recherches plus disruptives »