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Viande bovine L’Institut de l’élevage table sur une stabilité de l’offre en 2005

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Les dernières prévisions économiques réalisées par l’Institut de l’élevage tablent sur une stabilisation de l’offre française de viande bovine en 2005.

« La production laitière ayant été particulièrement faible sur les 6 premiers mois de l’exercice 2004/2005, il y a tout lieu de penser que les vaches laitières vont être retenues au maximum jusqu’au 1er avril 2005 et même jusqu’à l’automne », estime le Groupe d’économie bovine (Institut de l’élevage), dans sa dernière note de conjoncture. Au-delà, c’est-à-dire en fin d’année, le taux de réforme devrait redevenir plus normal, et les abattages de femelles deviendraient plus nombreux. En jeune bovins, le petit sursaut de production enregistré en 2004 devrait se renouveler en 2005. Le bœuf ne connaîtra pas ce sort : en recul en 2004, la production devrait à nouveau régresser en 2005. Du côté des broutards, l’offre reste structurellement réduite en France et en Europe. De ce fait, les niveaux de prix actuels peuvent vraisemblablement être maintenus en 2005, grâce en particulier à une demande française qui n’est pas encore freinée par le découplage des aides, note l’institut. En ce qui concerne les veaux de boucherie, il n’est pas impossible que 2005 soit marquée par une petite reprise de production en têtes, renforcée en volume par un petit alourdissement des carcasses. La consommation et les prix devraient connaître une « relative stabilité ».

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A l’échelle du continent, l’élargissement de l’Union européenne a permis de limiter le déficit en viande bovine : estimé à 255 000 tonnes en 2004 pour l’UE à 15, ce déficit a été ramené à 170 000 t grâce à l’adhésion des nouveaux Etats-membres. Il devrait avoisiner les 200 000 t en 2005, malgré une baisse attendue de la production de 2%.