L’Institut technique de l’apiculture (Itsap-Institut de l’abeille) a réclamé le 2 novembre un « soutien exceptionnel de l’État » face aux difficultés budgétaires qui le « menacent de disparition ». Jean-Yves Foignet, président de l’institut, affirme que « l’Itsap n’a plus la trésorerie pour assurer sa survie et ne passera pas le cap de la fin d’année sauf soutien exceptionnel de l’État ». L’Itsap créé en 2009 est doté d’un budget de 3 M€ annuel, quasi exclusivement en fonds publics. Son président précise à l’AFP que l’institut a besoin de « quelques centaines de milliers d’euros » pour passer le cap. L’Itsap emploie une trentaine de salariés qui doivent aider les apiculteurs à faire face au déclin des colonies d’abeilles.
De nombreuses organisations ont exprimé le soutien à l’Itsap et à ses salariés. Une douzaine de structures syndicales et économiques (dont SPMF, Confédération paysanne, Coordination rurale, SNA, Ada France…) l’ont fait dans un communiqué diffusé le 27 octobre. Le 31 octobre, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs se sont aussi associés à la mobilisation annoncée par l’Itsap le 3 novembre à Avignon. « Aujourd’hui, sans versement exceptionnel d’une dotation en fonds propre, l’Institut pourrait bien disparaître », confirment les deux syndicats qui rappellent que l’expertise « unique » de l’Itsap permet d’accompagner des « apiculteurs devant faire face à un nombre croissant de défis, et ses connaissances scientifiques permettent, elles, d’orienter objectivement les politiques publiques. »
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Pour Jean-Yves Foignet, « en plein débat sur les néonicotinoïdes », l’institut « joue un rôle indispensable : apporter des données fiables pour rationaliser les décisions ». En outre, « à l’heure où chacun d’entre nous, apiculteur ou citoyen, est convaincu du signal fort que constitue le déclin des pollinisateurs pour l’avenir de nos sociétés, nous alertons sur l’énorme gâchis que représenterait la disparition de l’Institut de l’abeille, de son savoir-faire et des travaux en cours », poursuit-il.