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Emploi L’intérêt du travail, facteur d’attractivité méconnu des IAA

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Si l’industrie alimentaire est le premier secteur de l’industrie française, avec un nombre d’emplois stable (412 500 salariés en 2008), les prévisions annoncent un déficit structurel d’environ 10 000 emplois pour les années à venir. Le manque d’attractivité et la méconnaissance des divers métiers sont très souvent considérés comme de véritables freins au recrutement. Pourtant, un récent sondage vient corriger nettement cette idée, du moins à partir de la perception des salariés de ce secteur sur leurs métiers et leur environnement (1). Il est dû au groupe Randstad, troisième acteur français en ressources humaines et notamment expert des métiers de l’agroalimentaire ; son étude a été réalisée en partenariat avec RegionsJob.com, leader de l’emploi en région sur internet en France, intitulée : « Regards sur les métiers de l’agroalimentaire ».

Quelque 48 % des salariés du secteur mettent l’intérêt du travail proposé au premier rang des leviers d’attractivité des industries agroalimentaires. Toutefois, les raisons de choix varient en fonction du niveau d’études. En effet, pour les niveaux bac et inférieur, les contrats d’intérim et les fonctions de production, on retrouve des considérations plutôt pragmatiques : sécurité de l’emploi, proximité géographique, conditions et temps de travail, avantages sociaux. Tandis que pour les niveaux bac +3 et supérieur, les CDI et les fonctions non production, les raisons portent plutôt sur la qualité de vie professionnelle : proximité géographique, intérêt pour le travail et les produits, les perspectives et les opportunités.

Malgré des conditions de travail difficiles
Contrairement aux études menées sur l’image du secteur des industries agroalimentaires (notamment celle d’Observia réalisée en septembre 2009), 86% des répondants à l’étude Randstad ont une bonne image du secteur.
A noter que 89 % des personnes travaillant actuellement dans l’agroalimentaire ont une bonne, voire une très bonne, image du secteur. Et seulement 2 % des anciens travailleurs en gardent une très mauvaise image.
Le secteur agroalimentaire est d’ailleurs identifié comme étant ouvert aux jeunes, d’avenir, formateur, innovant et surtout ayant des règles d’hygiène et sécurité strictes.
Toutefois, 71 % des répondants trouvent ce secteur difficile.

Une satisfaction globalement élevée
Si la satisfaction globale est excellente avec 86 %, pour les salariés et anciens salariés du secteur, les principales sources d’insatisfaction viennent essentiellement de la rémunération, des avantages sociaux, des formations et des conditions de travail. Le secteur des viandes et du poisson ressort comme celui ayant les conditions de travail les plus difficiles. Dans le secteur des fruits et des légumes, c’est la rémunération qui est jugée la plus insatisfaisante. Les principaux axes d’amélioration sont : les possibilités d’évolution et les conditions de travail.
Cependant, on note que l’esprit d’équipe et l’ambiance au travail sont une réelle source de satisfaction pour les salariés de ce domaine.

L’industrie agroalimentaire, propulseur de carrière
Pour l’ensemble des personnes interrogées, le secteur de l’agroalimentaire est considéré comme un secteur d’avenir. En effet, pour 67 % des personnes interrogées, il peut contribuer à l’évolution de leur carrière professionnelle. Les postulants sont quant à eux, 85% à penser qu’ils y feront carrière.

(1) Enquête menée début décembre 2009 auprès de 1500 personnes travaillant, ayant travaillé ou souhaitant travailler dans ce secteur en France. L’échantillon comprend 33 % d’agents de production et de conditionnement, 24 % de techniciens et cadres,…

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