Alors qu’une réunion interprofessionnelle réunissant l’ensemble de la filière laitière doit se tenir jeudi 12 décembre à Paris, les différentes parties fourbissent leurs arguments. Dans un communiqué du 10 décembre, la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL) demande que les hausses techniques obtenues en avril 2013 soient « incluses en 2014, pour que tous les opérateurs dégagent des marges et puissent envisager la consolidation et le développement de leur activité », comme l’a demandé Stéphane Le Foll. Visant la distribution, Dominique Chargé, président de la FNCL, affirme que « la guerre des prix menée de façon de plus en plus exacerbée s’avère destructrice pour l’ensemble de la chaîne ». La FNCL assure que « la hausse du prix du lait payé aux producteurs était en 2013 de minimum 25 € – soit une hausse de 8 % par rapport à 2012 » (alors que les éleveurs demandent une hausse de 30 euros). Mais pour la Coordination rurale, les industriels montrent du « mépris envers les agriculteurs » : si le prix du lait est élevé, « les coûts de production, en particulier le coût alimentaire, ont très fortement explosé ces dernières années », rappelle le syndicat. « Alors que le lait spot atteint 500 €/1 000 l, le prix payé aux producteurs français est seulement de 358 € en octobre 2013, quand celui payé aux producteurs danois s’élève à 426 € », s’étonne-t-elle.
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