Il n’aura fallu que trois jours pour que les demandes de mise à l’intervention pour le beurre dépassent le plafond autorisé, soit 30 000 tonnes par an. Un système d’achats publics pour le beurre par voie d’adjudication va être mis en place.
Accessible dès le 2 mars, l’intervention à prix fixe sur le beurre a été prise d’assaut dès les deux premiers jours, les offres ayant dépassé le plafond de 30 000 tonnes. Les offres les plus importantes ont été déposées par les Pays-Bas, 8 707 t, et la France, 6 138 t. La Commission européenne va à présent procéder à des achats publics de beurre par voie d’adjudication. La première adjudication sera clôturée le 17 mars et les quantités acceptées et le niveau des prix seront annoncés deux jours plus tard au comité de gestion. Les stocks privés de beurre sont également très sollicités. Ils s’élèvent à un peu plus de 57 000 tonnes, dont 16 690 t en Allemagne, 17 571 t aux Pays-Bas et 12 324 t en France.
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Par ailleurs, afin de soutenir les ventes de l’UE sur le marché mondial, la Commission européenne a encore procédé à une augmentation des restitutions à l’exportation. 22 euros/100 kg (+ 2 euros) pour 3 020 tonnes de lait écrémé et de 60 euros/100 kg (+ 10 euros) pour 1 828 tonnes de beurre. Lors d’un récent voyage en Nouvelle-Zélande, Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce, a critiqué la Commission européenne pour avoir réintroduit les restitutions dans le secteur laitier, après avoir annoncé son intention de les supprimer dans le cadre du cycle de de Doha. « L’UE est certes habilitée à le faire car les négociations ne sont pas achevées mais c’est tout-de-même un développement négatif qui va dans la mauvaise direction », a-t-il souligné.