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L’investissement et l’endettement des exploitations en recul

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Dans son analyse des résultats économiques des exploitations en 2017 parue le 18 décembre, l’Insee constate que le recul des investissements des exploitations agricoles, observé depuis 2013, s’est poursuivi en 2017 (-11 % par rapport à 2016). Les investissements atteignent un niveau inférieur à celui de 2010, suite à la crise de 2009, et se rapprochent des niveaux observés au début des années 2000, constate l’Insee. Il faut rappeler que ces investissements ont, pour une part, un caractère cyclique, notamment en qui concerne les bâtiments d’élevage.

En 2017, la baisse générale des investissements provient principalement des exploitations spécialisées en céréales et oléoprotéagineux (-29 % d'investissements par rapport à 2016), après une année marquée par une très mauvaise récolte. L’Insee constate également une forte baisse des investissements pour les exploitations spécialisées en maraîchage et horticulture (-30 %) et les élevages bovins viande (-19 %).

Il faut rappeler, que derrière ces moyennes, l’investissement est très inégalement réparti entre exploitations sur une année donnée. En 2017, près de 26 % d’entre elles affichent un investissement nul ou négatif, 15 % ont investi plus de 50 000 euros au cours de l’année, représentant 65 % du total des investissements de l’année.

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En parallèle, le montant moyen de l’endettement des exploitations est en baisse pour la deuxième année consécutive, après avoir tendanciellement augmenté depuis le début des années 2000. Le taux d’endettement des exploitations (rapport des dettes et de l’actif) s’établit à 42 %.

Selon l’Insee, la baisse générale de l’endettement provient surtout des exploitations de grandes cultures (-6 % par rapport à 2016, -5 % par rapport à 2015), « dans un contexte de baisse des investissements ». Le niveau d’endettement des élevages porcins, qui avait fortement baissé en 2016 s’est stabilisé en 2017 ; il reste le plus élevé de toutes les orientations productives (430 000 euros). Malgré une hausse de 5 % en 2017, les éleveurs d’ovins caprins restent les moins endettés (103 000 euros).

Les investissements atteignent un niveau inférieur à celui de 2010