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Abattoirs Liquidation ou plan de continuation : le sort de Gad scellé le 11 octobre

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Le 9 octobre, la direction de Gad SAS a déposé son plan de continuation au tribunal de commerce de Rennes. Le verdict devait être rendu le vendredi 11 octobre sur la liquidation ou non du groupe. Près de mille emplois sont en jeu.

Liquidation ou plan de continuation : le sort de Gad sera scellé vendredi 11 octobre. La direction de Gad a déposé son plan de continuation au tribunal de commerce de Rennes, le 9 octobre. « Le tribunal a tous les éléments pour se prononcer, nous lui demandons de décider rapidement, il ne faut pas laisser les gens dans l’incertitude », a déclaré Me Laurent Jourdan, avocat de Gad SAS. Le tribunal doit se prononcer soit pour le plan de continuation soit pour la liquidation judiciaire. Le verdict sera annoncé vendredi 11 octobre. « Il faut éviter la liquidation, sinon ce sont les deux sites (d’abattages) qui seront fermés », explique Me Laurent Jourdan. Le plan de Gad prévoit la fermeture de l’abattoir de Lampaul dans le Finistère (850 emplois), de l’atelier de découpe à Saint-Nazaire (64 emplois) et du siège du groupe (54 salariés) près de Morlaix dans le Finistère. L’abattoir de Josselin dans le Morbihan (plus de 600 salariés) poursuivrait ses activités et 343 emplois pourraient y être créés pour accueillir une partie des salariés de Lampaul. De son côté, l’actionnaire Cecab (groupe coopératif breton qui possède 65 % du groupe Gad SAS) a réitéré son soutien au plan de continuation déposé par Gad SAS. Il a confirmé devant le tribunal qu’il avait « les moyens de soutenir financièrement le plan de continuation ».
 
Lampaul, au cœur des distensions
Le point faible du plan de continuation semble être la fermeture du site de Lampaul. Olivier Le Bras (Force ouvrière), dénonce : « Si le choix était raisonnable, je l’aurais compris. Mais c’est un choix purement politique. La Cecab supprime un concurrent avec Lampaul pour préserver Josselin qu’elle pourrait revendre si elle le voulait ». Même opposition des éleveurs concernant l’éventuelle fermeture du site de Lampaul. Les groupements de producteurs de porcs bretons Alvetis, Porélia, Syproporcs et Triskalia ont réitéré leur soutien « à tous ceux qui cherchent à faire vivre un outil industriel à Lampaul-Guimiliau ». Pour les éleveurs, le site est implanté au cœur de la zone de production la plus dynamique de France.

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