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Liquidis lève 300 000 € de dette auprès du grand public

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La malterie indépendante de Dordogne passe par la plateforme de financement participatif Miimosa pour boucler le financement de son nouvel investissement évalué à 900 000 euros.

Pour passer d’un outil largement manuel, source de pénibilités au travail, à une production organisée et plus efficace, Liquidis avait besoin d’un financement important comparé à sa taille encore modeste (300 000 euros de chiffre d’affaires en 2019). C’est pourquoi la jeune société fondée en 2018 en Dordogne s’est tournée vers la levée de dette participative. « C’est un moyen pour moi et mes deux associés de financer notre projet sans diluer le capital, surtout que nous sommes au démarrage de l’activité et que nous ne voulions pas faire entrer davantage d’actionnaires », explique Guillaume Duboin, associé et fondateur de Liquidis. « Cette levée qui n’est pas encore arrivée à son terme permet aussi de renforcer notre crédibilité auprès des partenaires bancaires qui peuvent constater qu’un grand nombre d’investisseurs individuels croient en notre projet », poursuit le dirigeant.

Le financement nécessaire atteint environ 900 000 euros, et sera étalé sur plusieurs années, avec une première tranche consistant à mettre au point un outil de production sur mesure, évaluée par la société à 300 000 euros. Un tiers du total est mobilisé par la dette levée sur Miimosa (rémunérée à 4,5% par an) et 250 000 euros sont apportés par le Région Nouvelle-Aquitaine. Le solde vient des fonds propres des actionnaires et de dettes souscrites auprès des banques.

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Marché de niche en forte croissance

Liquidis opère sur le marché de la bière bio et avait besoin d’une malterie sur mesure pour produire son malt à partir d’autres céréales comme par exemple le sorgho, destiné à confectionner des bières sans gluten, du seigle ou du sarrasin. « Or, cela demande des process et du matériel bien spécifique », souligne Guillaume Duboin. Le nouvel outil permettra de malter à façon de petites quantités pour les brasseurs. Selon le dirigeant, la demande est forte pour ces produits, avec une origine locale, sachant que la France importe aujourd’hui du malt bio. Grâce au nouvel équipement, 800 tonnes de malt pourront être produites à terme chaque année. La société vise cette année un chiffre d’affaires de 500 000 euros, suivi d’un doublement en 2021 et en 2022. Le premier exercice bénéficiaire est prévu 2023.