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Irradiation L’irradiation, très utilisée mais peu contrôlée

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L’étiquetage des aliments irradiés est peu contrôlé en France et en Europe, selon le Collectif français contre l’irradiation des aliments qui a présenté les résultats d’une enquête sur le sujet le 26 novembre à Paris. Par ailleurs, le collectif s’inquiète des mutations génétiques provoquées par irradiation des semences, dans le but de contourner la réglementation sur les OGM, selon lui.

Le Collectif français contre l’irradiation des aliments, qui regoupe une vingtaine d’associations (producteurs agricoles bio, consommateurs, citoyens…), s’est étonné à la fois du manque de données disponibles sur les effets de cette technique et du peu de contrôles réalisés en Europe. L’irradiation qui permet à la fois de stériliser les aliments en tuant germes et parasites, et de prolonger la durée de vie des produits, a été peu étudiée.
« On sait que des radicaux libres puis des éléments néo-formés, pour la plupart inconnus, apparaissent dans les aliments après irradiation. On ne connaît pas leurs effets sur la santé des consommateurs », explique Hervé Le Meur, membre du collectif. « D’autre part, quand les produits sont irradiés sous emballage plastique, les dioxines peuvent migrer dans les aliments », poursuit Hervé Le Meur. Le collectif attend des études des agences sanitaires française et européenne.
Le collectif s’est adressé à l’administration pour savoir si l’étiquetage des aliments irradiés est respecté. Mais peu de contrôles sont réalisés. En Europe (22 unités d’irradiation agréées dans 11 Etats membres), l’Allemagne, avec 4 137 échantillons contrôlés en 2006 et 3 744 en 2007 (58% des contrôles réalisés en Europe), est le seul pays vraiment actif sur ce point. La France s’est arrêtée à 216 échantillons en 2006 et 117 en 2007. Pourtant, la Belgique, les Pays Bas et la France (six unités d’irradiation agréées) sont les Etats qui utilisent le plus cette technique avec 89,29% des volumes européens déclarés en 2007 (8 154 tonnes).
Le collectif a également interrogé les opérateurs économiques (producteurs, transformateurs, distributeurs…). De façon générale, ils affirment préférer les méthodes alternatives à l’irradiation mais leurs réponses reposent sur des déclarations de leurs fournisseurs. Ils réalisent très peu d’audits. Le Collectif souhaite plus de contrôles et des enquêtes de la part de l’administration française et européenne.

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