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Enseignement supérieur L’Isab : 150 ans mais encore plein d’ambitions

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Ce n’est pas parce que l’on a 150 ans qu’on doit renoncer à de grandes ambitions. Tel est l’état d’esprit de l’Isab (Institut supérieur d’agriculture de Beauvais) qui commémore sa naissance en 1855 avec force fêtes mais aussi avec une volonté de développement qui ne se dément pas. Alors que l’école compte aujourd’hui un bon millier d’étudiants, elle pourrait, dans un avenir pas très éloigné, en compter entre 1 500 et 2 000. La création récente d’une filière d’ingénieur spécialisé en agroalimentaire et santé a été une étape majeure de son développement. Les premiers diplômés de ce cursus arrivent aujourd’hui sur le marché du travail.

Apparemment, le principe affiché en 1855 par les fondateurs (dont le frère d’Alexis de Tocqueville, Edouard) tient toujours : créer des agriculteurs « éclairés » mais aussi des experts en agriculture qui vont aider le monde agricole à se moderniser, tient toujours. Quand on sort de l’Isab, on peut devenir agriculteur (pour 12% en moyenne qui ont presque toujours une activité autre) mais on a plus de chances d’exercer des métiers connexes : 15%-18% dans les organisations professionnelles, 25% dans les IAA, 20% dans l’agrodistribution, 10% dans la banque-assurance, 7% dans l’enseignement, presque autant dans la recherche et même 10% dans la grande distribution ! En tout cas, on n’a pas trop de mal à trouver un emploi, rappelait le 26 janvier Pierre Quéméré, président de la fondation pour le cent-cinquantenaire et ancien DG adjoint de l’Isab : 50% trouvent un emploi avant même de sortir de l’école, grâce au stage de 6 mois réalisé en troisième année et 95% trouvent un emploi dans les trois mois après la sortie de leur école.

Table ronde pour les enteprises

L’attachement fort à l’Isab, de ce fait, devrait se manifester à l’occasion des cérémonies du 150e anniversaire. Une grande fête sur le campus de l’école devrait avoir lieu les 17, 18 et 19 juin 2005, fête à laquelle sont conviés notamment les anciens élèves. Une table ronde destinée aux entreprises sera organisée le 17 juin. Le thème (Entreprises, quelles valeurs recherchez-vous ?) est dans le droit fil de la dimension humaine que l’école cherche à inclure dans ses enseignements.

Avant cela, un colloque se sera tenu le 7 avril à Beauvais, sur le thème de la biodiversité. Déjà, le personnel s’est retrouvé à la fin de l’an dernier à l’université lasallienne (du nom du réseau de Saint Jean-Baptiste de La Salle auquel, depuis ses origines, adhère l’Isab) de Barcelone. De plus, l’ensemble des fêtes estudiantines ont été, cette année, organisées dans le cadre de cet anniversaire, dont les Ovalies, la rencontre de rugby organisée à Beauvais.

Le réseau Lasallien

Autant d’événements qui seront l’occasion de rappeler les ambitions de l’école. Avec un bon millier d’étudiants aujourd’hui (pour l’essentiel vivant sur le campus de Beauvais), l’école envisage d’en accueillir bientôt au moins 1 500 voire 2 000. La création récente d’un cursus agroalimentaire et santé va dans ce sens. Ses diplômés se sont retrouvés pour la première fois en décembre sur le marché du travail. Depuis bon nombre de générations d’étudiants, l’Isab intègre aussi une double dimension dans sa pédagogie, ce qui constitue une de ses spécifictés : les valeurs humaines, qui font l’objet de cours spécifiques ; l’international, avec un stage ou un cursus qui doit être suivi à l’étranger dans un pays anglophone. L’Institut reste marqué par ses origines, héritées de la Communauté des Frères des écoles chrétiennes, fondée par Saint Jean-Baptiste de La Salle au XVIIe siècle. Un héritage qui lui permet de revendiquer une culture humaniste ainsi que l’accès à un réseau d’universités sœurs où ne manquent pas d’aller, parfois, des étudiants pour un cursus à l’international.