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LME : les coop laitières veulent un nouveau texte et non plus des modifications

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La fédération des coopératives laitières (FNCL) estime que les différentes modifications de la loi de modernisation de l’économie (loi Hamon, loi Macron, loi Sapin 2) n’ont pas suffi à rééquilibrer les relations commerciales, et elle souhaite « un nouveau texte, avec un nouvel état d’esprit », a expliqué son président Dominique Chargé, lors d’une conférence de presse le 26 janvier.
« Nous n’y arrivons pas car le dogme fondateur de la LME s’appuie sur l’exclusivité du partage de la valeur au profit du consommateur, a-t-il lancé. Il faut réécrire un nouveau texte, avec un dogme différent, celui d’un enrichissement collectif ». Sans faire de proposition précise, la FNCL fait le constat suivant : la LME avait été écrite dans un contexte de lutte contre l’inflation. La crainte étant maintenant celle d’une déflation, il faut changer le texte.

Le président de la FNCL a fait part de craintes concernant certaines mesures issues de la loi Sapin 2, notamment la transparence imposée sur la rémunération des producteurs dans les documents commerciaux. La rémunération des coopérateurs se décline sous de multiples formes (primes, ristournes de fin d’année…), et Dominique Chargé craint des « formes d’ingérences » de la grande distribution dans la gestion des coopératives.

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Les coopératives sont d’autant plus inquiètes qu’elles entament un cycle de hausse des prix sur le marché du lait. « De vives tensions se font sentir sur certaines matières premières comme le beurre », note la FNCL. Les coopératives rapportent que le cours du beurre a atteint 4 500 euros la tonne en décembre, contre 2 500 euros en mars. Le prix du lait payé aux éleveurs a quant à lui augmenté de 6 % entre septembre et décembre, contre +25 % en Allemagne. Les coopératives pourraient augmenter plus facilement le prix aux producteurs, comprend-on, si les distributeurs acceptaient des hausses.