Pas d’industrie prospère sans des structures de représentation et de lobbying reconnues et efficaces. De ce point de vue, que de contrastes en France où l’on entend volontiers des industriels faire la moue aussi bien sur le Medef que sur la Cgpme et suivre avec assiduité les activités de tel ou tel de leurs clubs. Et dans l’agroalimentaire, tout le monde n’est pas non plus logé à la même enseigne. Les grandes marques qui viennent de fêter les 50 ans de l’Ilec, peuvent se flatter d’avoir maintenu une cohésion durable et porteuse d’une incontestable fécondité puisque leur lobby a fait naître le Gencod (le code-barre), l’IFN, Eco-Emballages, et l’on en passe…. Dans le même temps, on s’inquiète à nouveau des turbulences qui agitent, semble-t-il, l’Ania. Les uns ne veulent plus de rattachement au Medef, les autres « renégocient » unilatéralement leur cotisation aux syndicats de branches ou prônent leur rattachement direct à des fédérations européennes ou à la Ciaa : toutes les combinaisons sont possibles pour peu qu’elles permettent de resserrer les coûts. Ces remises en cause, d’apparence budgétaire (et la crise a bon dos !) cachent sans doute un désir d’obtenir d’autres prises de position ou d’autres prestations de services, mais elles interviennent alors qu’il y a toujours une forte attraction de la Feef et que, dans les régions, les industriels de l’alimentaire se sentent surtout attachés à leurs Aria… La pérennité des actions collectives menées à ces différents étages de la représentation professionnelle risque d’en prendre un coup.

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