Abonné

Indonésie L’objectif d’autosuffisance alimentaire en Indonésie critiqué par l’OCDE

- - 3 min

L’Indonésie peut améliorer sa sécurité alimentaire en favorisant un investissement agricole accru, en ouvrant davantage ses marchés aux échanges internationaux, en réformant les subventions aux intrants et les programmes d’aide alimentaire, ainsi qu’en renonçant à l’objectif d’autosuffisance, selon un rapport de l’OCDE.

La quête d’autosuffisance de l’Indonésie n’est pas un moyen approprié pour atteindre la sécurité alimentaire, affirme un rapport de l’OCDE sur la politique agricole de ce pays, qui a été présenté le 10 octobre à Djakarta.
Si la pauvreté reflue en Indonésie, environ 13 % de la population souffrait encore de sous-alimentation en 2007. « La diversification a d’ores et déjà permis à de nombreuses familles agricoles d’augmenter leur revenu et d’améliorer leur accès à la nourriture en passant de la riziculture à des productions à forte valeur ajoutée comme les fruits et légumes et les cultures de rapport », a indiqué Ken Ash, chef de la direction des échanges et de l’agriculture de l’OCDE. « De nouvelles avancées en la matière sont possibles », a-t-il estimé.
Les mesures de protection contre les importations pèsent sur la compétitivité du secteur agricole indonésien, limitant la croissance de la productivité et augmentant le coût des produits alimentaires pour les consommateurs pauvres, groupe auquel appartient la majorité des agriculteurs, qui sont des acheteurs nets d’aliments de base, ajoute l’OCDE. Selon elle, une plus grande transparence des mesures non tarifaires favoriserait les échanges et permettrait ainsi aux consommateurs d’accéder à la nourriture disponible sur les marchés internationaux.
 
Un niveau d’investissement relativement faible
L’Indonésie est le dixième producteur agricole mondial, ce secteur représentant 15 % de son PIB et 38 % de l’emploi. Le rapport de l’OCDE constate que – si l’on fait abstraction de la forte hausse des investissements privés de grande ampleur dans la production d’huile de palme et de biocarburants enregistrée depuis 2010 – l’agriculture du pays a pâti d’un niveau d’investissement relativement faible au regard de son importance économique.
Pour tenter de combler ce déficit d’investissement, les pouvoirs publics pourraient, selon l’OCDE, accélérer l’enregistrement des titres de propriété et simplifier le régime foncier, améliorer les infrastructures essentielles, électriques et d’irrigation notamment, faciliter l’accès au crédit et réduire les taxes à l’exportation sur l’huile de palme brute et les fèves de cacao.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

sécurité
Suivi
Suivre
aide alimentaire
Suivi
Suivre