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Biomasse-énergie L’objectif du « fonds chaleur » dépassé de 45%

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Dressant le premier bilan du « fonds chaleur », lancé en novembre 2008 par Jean-Louis Borloo pour développer la production de chaleur à partir de sources renouvelables, Chantal Jouanno, secrétaire d’État à l’Écologie, a indiqué le 19 octobre que le premier appel d’offres a dépassé de 45% son objectif initial : 145 000 tonnes équivalent-pétrole (tep) au lieu de 100 000.

Le premier appel d’offres du « fonds chaleur » a permis de retenir 31 projets de biomasse-énergie, pour une production énergétique totale de 145 000 tonnes équivalent-pétrole (tep), alors que l’objectif était de 100 000 tep lors de son lancement en novembre 2008 par Jean-Louis Borloo. Sur ces 31 projets retenus, 7 sont menés par des opérateurs de l’agroalimentaire, 6 des laiteries, 3 des industries de biocarburants. Les opérateurs non liés à l’agriculture sont la tuilerie-briquetterie, les pneumatiques, la papeterie et l’aéronautique.
Les trois plus gros projets en termes de tep, sont ceux de Roquette à Beinheim en Alsace avec 29 880 tep par an, de Cristanol à Bazancourt avec 17 548 tep et Cargill-France à Baupte en Basse Normandie avec 11 188 tep. Les combustibles utilisés sont majoritairement des résidus forestiers, mais aussi des sous-produits agricoles (dans 7 projets).

Un second appel à projets
Devant le succès de ce premier appel à projets, l’Ademe a lancé le 19 octobre un second appel à projets, de 150 000 tep cette fois-ci. En sont exclus comme combustible les céréales destinées à l’alimentation humaine, certains sous-produits animaux et farines animales, mais les « déchets et résidus provenant de l’agriculture » entrent dans son champ.
Le biogaz, qui occupait une « faible part » dans le premier appel d’offres, selon le ministère de l’Écologie, figure dans le second appel d’offres, avec une description des « substrats » de production : ceux qui sont d’origine agricole sont des effluents d’élevage, certains sous-produits animaux (à l’exclusion des farines animales), des déchets agricoles et des produits des cultures énergétiques (limitées à 25% de l’énergie produite pour encadrer la concurrence d’usage avec les produits alimentaires).

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