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Filières alimentaires L’Observatoire des prix et marges « devrait approfondir son travail »

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Les acteurs de la filière agroalimentaire se sont réunis le 19 décembre au ministère de l’Agriculture sous la houlette de Philippe Chalmin, président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, et de Philippe Boyer, son secrétaire général, pour faire un bilan de la seconde édition de son rapport rendu public le 13 novembre dernier. Ce comité de pilotage doit réfléchir aux améliorations qui doivent être apportées au futur rapport dans l’approfondissement des sujets abordés et notamment sur la répartition de la valeur le long des filières alimentaires.

Cette première réunion du comité de pilotage avait pour but de tirer les enseignements des deux précédents rapports qui ont suscité un large intérêt et consensus mais provoqué quelques interrogations. Sur la forme du rapport lui-même, les participants sont quasi unanimes pour reconnaître que la forme actuelle d’un document papier de plusieurs centaines de pages « est lourd et demande des délais d’impression trop longs, ce qui peut en diminuer la pertinence », reconnaît Philippe Chalmin. Une version plus allégée serait envisagée, l’ensemble des données collectées tout au long des travaux étant largement disponibles sur le site de l’Observatoire.

Une vraie réflexion sur la chaîne de valeur

Un travail sera entrepris sur un sujet qui demeure très sensible, touchant aux marges nettes ou brutes qui sont réalisées par la grande distribution. Les premiers travaux ont permis de faire de grands progrès, mais des améliorations sont encore réalisables, notamment concernant la clé de répartition des charges fixes qui sont la clé de voûte de formation de ces marges. Le sujet est délicat car il touche à ce que les distributeurs considèrent comme faisant partie de leurs stratégies commerciales qui doivent demeurer confidentielles. Un autre élément de discussion sera l’analyse de la valeur ajoutée tout au long de la chaîne agroalimentaire. Cette réflexion est vivement souhaitée par les syndicats agricoles qui ont largement mis en avant que le dernier rapport avait mis à jour que sur 100 € de dépenses alimentaires des Français, seulement 5,40 € allaient dans la poche des agriculteurs. Une meilleure répartition de cette valeur ajoutée doit être analysée pour identifier où se situent les gisements potentiels de gains de compétitivité. Enfin, le comité de pilotage doit décider de la pertinence d’élargir les travaux de cet Observatoire à de nouvelles filières comme les céréales ou la pêche. « Cette première réunion sera complètement ouverte à toutes suggestions », affirme Philippe Boyer mais il s’agit de « mettre en route un gros chantier », complète Philippe Chalmin.

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