En se mettant d’accord, non sans mal, avec les écologistes, le Parti Socialiste a fait un pas considérable vers la réduction de la place de l’énergie nucléaire. Il s’agit de supprimer, à moyen terme, 24 réacteurs nucléaires sur un total de 58. Soit la moitié. Le mouvement vers les énergies alternatives est lancé. Pourquoi alors, la majorité PS-EELV (Europe écologie les verts) du Sénat a-t-elle fait supprimer la défiscalisation des biocarburants dans la discussion sur le budget 2012 ? Ce n’est pas logique. D’un côté on veut réduire l’énergie jugée dangereuse. De l’autre, on bride des alternatives durables. Certes, il ne s’agit pas de la même énergie : d’un côté l’électricité et de l’autre le carburant automobile. Mais le signal est contradictoire et paradoxal, surtout à l’heure des automobiles hybrides qui marchent à l’électricité et au carburant. Certes, aussi, les écologistes reprochent aux biocarburants de n’être pas parfaits concernant le bilan carbone. Cela se discute. Mais leur bilan carbone est certainement supérieur à l’énergie fossile.
Tout cela montre qu’il y a encore de sérieuses clarifications à faire. Il ne suffit pas d’être contre. Il faut aussi trouver des solutions de remplacement, économiquement viables. Sortir du flou. Autre exemple de flou, celui des OGM. L’accord PS-EELV affirme vouloir lutter contre les OGM tout en autorisant la recherche. Pas très différent de ce qu’a pratiqué le gouvernement de droite. Mais, en caricaturant, on pourrait se demander pourquoi faire de la recherche si on interdit la culture ? Pour en faire profiter les autres pays ? La France n’est jamais rentrée dans une politique volontariste de séparation des cultures OGM et non OGM. Elle aurait permis de les cultiver en réduisant les risques. Tout cela montre que la question écologique, si importante pourtant, n’est pas traitée avec rationalité.

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