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Edito Loi Dutreil : plus vite ?

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La réforme de la loi Galland se faisant par étapes, le bilan de sa phase 1, en place depuis le 1er janvier, n’a pas forcément de sens, en tout cas tout de suite. Et pourtant, chacun, dans l’industrie comme chez les distributeurs, interprète ce qui se passe chez lui et certains prônent déjà une inflexion du texte pour la phase finale de l’adaptation des relations commerciales. En fait, c’est que la guerre des prix, qui ne devait pas avoir lieu, ou du moins pas aussi fort que ce qu’on a vu aux Pays-Bas, chamboule pas mal le panorama depuis cette année avec des perdants : Leclerc, le gros des hard discounters, et des gagnants Carrefour, Intermarché, Aldi, voire Lidl. Les positionnements prix ne sont pas seuls en cause, en tout cas Jérôme Bédier, le président de la FCD, se félicite maintenant, comme les industriels, de ce que la loi Dutreil a déjà limité l’inflation et soutenu la consommation, les hypers et supermarchés retrouvant une croissance estimée à 2 ou 3 %. Mais le porte-parole des distributeurs clame quand même que la loi a raté son objectif qui était, selon lui, la baisse des tarifs des industriels. Le transfert de la coopération commerciale ne fonctionnerait pas bien, estime Jérôme Bédier, les industriels tenant à la conserver alors que la distribution leur demande de proposer des prix nets. Ainsi, la FCD ne veut pas s’en tenir aux étapes déjà inscrites dans la loi pour 2007 et suivantes mais cherche à obtenir au plus vite un seuil de revente à perte au prix net plus 10% (au lieu des 15% prévus). Y aurait-il le feu, avant que l’on ne tire au printemps les leçons définitives de l’application de la loi Dutreil ?

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