À l’occasion des deux ans de la loi Egalim, promulguée le 1er novembre 2018, la Confédération paysanne, la Fnab, l’Unaf et vingt-cinq associations (Greenpeace, Welfarm, Foodwatch…) dénoncent, dans un communiqué le 3 novembre, des « ambitions enterrées ». Concernant le revenu des agriculteurs, l’UFC-Que Choisir estime que le relèvement du seuil de revente à perte a entraîné une inflation de 1,6 Mrd€ « sans revalorisation des prix pour les producteurs ». Côté négociations commerciales, les ONG tirent un « bilan désastreux », observant une stagnation à la baisse des prix imposés à l’agroalimentaire. Concernant les phytos, elles dénoncent le retour des néonicotinoïdes et l’application selon elles trop souple des zones de non-traitement (deux dispositions non incluses dans la loi Egalim), ainsi qu’une mise en œuvre également trop souple de la séparation vente/conseil. Sur le bien-être animal, aucun abattoir mobile n’a pu être expérimenté jusqu’ici, et l’objectif d’arrêt de la vente d’œufs issus de poules en cages d’ici 2022 leur semble parti pour ne pas être atteint. Les 28 organisations demandent au gouvernement de « corriger le tir d’urgence avec les échéances en cours et à venir : PLF2021, plan de relance, loi Climat, Plan stratégique national (PSN) » de la Pac.
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