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Londres, son « chèque » et la Pac

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Le rabais dont bénéficie depuis 1984 le Royaume-Uni pour sa contribution au budget communautaire (3,7 milliards d’euros cette année) « a perdu sa justification originelle », a également estimé Janusz Lewandowski dans l’entretien accordé le 6 septembre à l’Handelsblatt. Le porte-parole du commissaire européen au budget, Patrizio Fiorilli, a fait valoir que « le PIB britannique a augmenté de manière très importante depuis 1984 tandis que la part de l'agriculture a diminué de manière constante depuis 20 ans » dans le budget de l'UE.
Londres a immédiatement adressé une fin de non recevoir. « Ce rabais reste pleinement justifié, c'est une question d'équité », a affirmé un porte-parole du gouvernement britannique à Bruxelles. « Sans le rabais, la contribution nette du Royaume-Uni en proportion de son revenu national serait le double de celle de la France et une fois et demi celle de l'Allemagne », a-t-il précisé, ajoutant que « ceci s'explique par les distorsions dans les dépenses (de l'UE) découlant de politiques comme la Pac ».
« Je n'ai aucun doute sur le fait que d'autres vont essayer de mettre (cette question) sur la table mais ils perdent leur temps », a averti, le 7 septembre, le ministre britannique des finances, George Osborne.

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