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L’ONG welfariste autrichienne Vier Pfoten s’implante en France

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Intitulée Quatre pattes, l’antenne française de Fier Pfoten a été créée en 2020, et dispose déjà de 11 salariés. Elle exerce des activités de lobbying et de sanctuaire. Elle soutient un projet pilote d’induction naturelle de la lactation chez la chèvre dans le sud de la France.

À l’occasion d’une conférence sur le bien-être animal organisée le 28 mai par l’organisation Convergence animaux politique (associations welfaristes), les activités de l’association Quatre pattes, récente antenne française de l’ONG autrichienne Vier Pfoten, ont été présentées par sa première chargée des programmes pour la France, Clémence Scialom-Ouard. Implantée en France depuis 2020, où elle est déjà dotée de 11 salariés, l’association welfariste se positionne aussi bien dans la défense des animaux d’élevage que dans celle des animaux sauvages et de compagnie.

Fondée en Autriche en 1988, avec pour premier combat l’interdiction de l’élevage d’animaux pour leur fourrure, Vier Pfoten exerce principalement des activités de lobbying et une activité de sanctuaires, implantés dans 11 pays. À l’occasion de la conférence de Convergence animaux politique, l’association a évoqué son implication dans la réforme en cours des conditions de transports des animaux, regrettant la position « rétrograde » de la France.

Projet pilote

Composée en partie de scientifiques, Vier Pfoten participe en France à une expérimentation de « l’induction naturelle » de la lactation chez des chèvres non gestantes. Cette étude d’une durée de trois ans est pilotée par le FiBL (institut de recherche bio) en Rhône-Alpes. Le projet comprend également des ateliers en France, en Suisse, en Allemagne et en Autriche « afin de discuter de cette pratique à plus grande échelle », précisent les chercheurs.

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Une première étude lancée en 2021 et 2022 sur une trentaine de chèvres avait montré qu’il était possible d’induire des lactations par stimulation manuelle des trayons – l’exercice a été probant sur 60 % des animaux, avec une production inférieure de 30 % à des chèvres gestantes. « Un tel constat est intéressant dans le contexte où les chevreaux sont mal valorisés et où la longévité des chèvres diminue à cause des mises-bas répétées », expliquent les chercheurs. Le nouveau programme de recherche vise à étendre l’étude sur une centaine d’animaux pour étudier les facteurs de réussite.

Ces recherches pourraient notamment intéresser les quelques éleveurs de chèvre français expérimentant la lactation continue (pas de tarissement), pour produire du « lait sans abattage ». Depuis notre enquête en 2020 sur cette pratique, au moins deux nouveaux élevages caprins auraient vu le jour autour de cette promesse, celui d’Arnaud Bignon en Mayenne (selon le média Reporterre) et celui de Lila Bruyère dans l’Orne.

« Il est possible d’induire des lactations par stimulation manuelle des trayons »