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Semences L’optimisme du GNIS pour la prochaine campagne

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Quelques dossiers « chauds » mais une campagne 2006 attendue avec « optimisme ». Telles sont les perspectives dressées le 23 novembre par le GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants) pour l’année à venir.

Les professionnels partent sur de bonnes bases, au moins concernant l’export. Les exportations des semences et plants français pour la campagne 2004/2005 ont enregistré une forte croissance (+3%) pour atteindre le niveau record de 617 millions d’euros. De même, pour la première fois depuis 1999/2000, les importations régressent de 2,5%, à 363 millions d’euros.

« De manière générale, on est optimistes pour la prochaine campagne même si on rencontre quelques problèmes sur le dossier OGM et phytosanitaire », explique Robert Pellerin, le président du GNIS. « Ce que l’on souhaiterait, c’est que le pouvoir politique comprenne que le soutien de l’agriculture passe par le secteur des semences », ajoute le chef de file des professionnels.

Application de la Pac

Sur les dossiers plus techniques, le directeur général du GNIS, Philippe Gracien, s’est félicité que l’année 2005 ait vu Dominique Bussereau confirmer à plusieurs reprises que les semences potagères et betteravières pourraient bénéficier de références à partir de la réserve nationale de DPU (droits à paiement unique). « Le principe est acquis et les modalités de mise en œuvre seront fixées en 2006 », a-t-il précisé.

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Pour les semences fourragères, « le problème reste entier », poursuit Philippe Gracien. Le dossier est d’importance. Les aides aux semences fourragères seront en effet découplées à 100% à partir de 2006, et non à 75% comme pour les céréales ou les oéloprotéagineux, faisant craindre aux semenciers que les agriculteurs se détournent des premières. « Pour l’instant, on n’a pas constaté de dégradation forte des mises en terre », précise cependant Robert Pellerin de manière rassurante.

Erosion génétique

Outre la propriété industrielle, la commercialisation des variétés menacées d’érosion génétique devrait être un dossier majeur de l’année 2006, poursuit Philippe Gracien. Sur ce dernier point, une directive européenne est en préparation. La caractérisation du matériel végétal concerné ainsi que les conditions de commercialisation desdites variétés mobiliseront les professionnels.