Pour que la filière agricole soit plus compétitive, « il est indispensable que la marée réglementaire soit endiguée », a indiqué, le 28 mars, Louis Gallois, auteur du rapport sur la compétitivité, convié au dernier jour du congrès de la FNSEA à Troyes. Il estime le principe de précaution surexploité en France, alors que, selon lui, « le principal risque que nous courrons, c’est celui du déclin ».
Bien qu’il ait d’emblée indiqué ne pas être un spécialiste de l’agriculture, Louis Gallois, commissaire général à l’investissement, a rapidement su gagner les faveurs des acteurs du secteur agricole, le 28 mars, lors du congrès annuel de la FNSEA, à Troyes. Pour que la filière agricole soit encore plus compétitive, l’auteur du rapport sur la compétitivité estime en effet indispensable « d’endiguer la marée réglementaire », a-t-il indiqué répondant ainsi aux échos répétés de la FNSEA sur le sujet et suscitant par la même occasion les applaudissements de l’assemblée. « C’est un problème qui touche tout l’appareil productif, mais qui vous touche plus particulièrement ». En cause, selon lui : les recours excessifs au principe de précaution. « C’est un bon principe dès lors qu’il ne dépasse pas les bornes ». Or, en la matière, « on les dépasse largement », a-t-il commenté, s’appuyant sur les exemples des OGM, mais aussi du nucléaire et des nanotechnologies. Louis Gallois ne propose pas pour autant de mettre à bas la réglementation sanitaire, environnementale, et celle en vigueur sur la traçabilité – elles peuvent être un élément positif « pour l’image », estime-t-il, seulement, actuellement, « cette réglementation devient un facteur de blocage ».
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