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Loup : des ONG attaquent le nouvel arrêté sur les tirs devant le Conseil d’État

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Les associations One Voice, Animal Cross et AVES ont annoncé le 29 avril le dépôt d’un recours devant le Conseil d’État pour faire annuler l’arrêté du 21 février simplifiant les tirs dérogatoires contre les loups. Les ONG dénoncent une rédaction de l’arrêté « floue et peu détaillée et donc encore plus permissive » que le précédent. « En permettant d’abattre encore plus facilement les loups, les ministères remettent en cause la survie de l’espèce entière qui, rappelons-le, est toujours à ce jour strictement protégée », estiment-elles.

En parallèle, cinq autres associations (FNE, LPO, Ferus, Aspas, Humanité et Biodiversité) ont également lancé une procédure, apprend-on dans un article d’Actu-environnement. Jean-David Abel, pilote du réseau Biodiversité de FNE, y annonce un « recours gracieux contre l’arrêté ». Cette démarche s’effectue auprès de l’autorité émettrice, soit le ministère de la Transition écologique. Les cinq ONG ont aussi déposé un « recours hiérarchique » contre l’instruction préfectorale envoyée le 23 février par la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes (coordinatrice du plan loup) pour préciser les modalités d’application de l’arrêté (et notamment la notion de non-protégeabilité des élevages bovins). Dans le même temps, les cinq associations préparent « les éléments de fond pour le dépôt des futurs recours », ajoute M. Abel.

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Publié le 23 février dans le cadre du nouveau Plan loup 2024-2029, l’arrêté en question simplifie la procédure des tirs contre les loups, permettant le recours à deux tireurs (au lieu d’un auparavant) pour les tirs de défense simple. Selon le dernier bilan au 3 mai, avant le démarrage de la saison d’estive, 32 loups ont été abattus en France. L’année dernière, 207 ont été tués (dont 7 illégalement).

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