Dans un communiqué du 20 juillet, Nicolas Hulot et Stéphane Travert ont annoncé la signature le 18 juillet de l’arrêté fixant le nombre maximal de loups dont le prélèvement pourra être autorisé pour la période 2017-2018. Ainsi, « l’arrêté fixe à 40 le nombre de loups pouvant être prélevés », selon le communiqué. « Au-delà d’un seuil intermédiaire de 32 loups, les tirs de prélèvement ne seront plus autorisés » et « seuls des tirs de défense ou de défense renforcée pourront avoir lieu, lorsque les loups sont en situation d’attaque et l’éleveur en situation de défense de son troupeau », explique les ministères. Au 20 juillet, l’arrêté n’avait pas été publié au Journal officiel.
Les deux ministres ont précisé qu’il « reviendra au préfet coordonnateur de définir des priorités concernant les tirs de prélèvement afin qu’ils soient mieux répartis tant sur le plan géographique, en fonction des foyers d’attaque, que dans le temps ». Il est également demandé au préfet de veiller « à la mise en place de cellules de suivi départementales, en concertation avec tous les partenaires, pour que des mesures adaptées aux situations locales puissent compléter le dispositif national, notamment dans l’accompagnement des éleveurs subissant la prédation ». De plus, d’après le communiqué, « dans les prochains mois, l’ensemble du dispositif sera revu à la lumière des études existantes et dans la perspective de l’établissement du prochain plan Loup - 2018/2022 ». Une concertation est prévue à la rentrée avec une mise en œuvre du prochain plan Loup dès janvier 2018.
Le 13 juillet, la FNSEA, les Jeunes agriculteurs et la Fédération nationale ovine avaient demandé, dans un communiqué, « la publication immédiate de l’arrêté pour que les éleveurs exercent leur métier en toute sérénité, et ce, sans restriction annoncée sur les tirs de prélèvement pendant toute la campagne ». Ils dénonçaient « 13 jours de vide juridique, 13 jours de massacre, 13 jours d’angoisse » au sujet de l’absence de signature de cet arrêté interministériel. D’après la FNSEA, 295 loups seraient présents en France en 2016 pour 2 841 attaques constatées, 10 234 victimes constatées et 800 attaques indemnisées.