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Loup : un arrêté précise les conditions d’accès aux tirs pour les bovins

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Un arrêté paru au Journal officiel le 22 juin précise les conditions dans lesquelles des tirs de défense contre le loup peuvent être accordés aux élevages bovins et équins, considérés par défaut comme « non protégeables ». Deux voies permettent d’y accéder. Le cadre général suppose qu’un élevage ait subi une prédation au cours des 12 derniers mois et qu’il ait mis en place au moins une « mesure de réduction de vulnérabilité », dont la liste a été créée par l’arrêté paru le 22 juin. Le second cas concerne les « territoires soumis à un risque avéré de prédation », soit « les communes situées en cercle 0 ou 1 », selon une note d’information de l’administration. Dans ces zones historiques de prédation, il faudra justifier d’une « analyse technico-économique territoriale validée par le préfet coordonnateur » du plan loup. Les éleveurs devront aussi produire « une justification au cas par cas […]. de leur situation au regard de cette analyse et des mesures de réduction de la vulnérabilité de leurs troupeaux mises en œuvre ».

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L’arrêté du 22 juin liste donc une dizaine de mesures « de réduction de la vulnérabilité » à disposition des éleveurs : vêlage en bâtiment, rassemblement des troupeaux surtout la nuit, inspection quotidienne des animaux, etc. Celles-ci vont des moins contraignantes (présence de bovins à cornes) aux plus lourdes (moyens de protection « classiques » et subventionnés : gardiennage, clôtures électrifiées ou chiens de protection). « Nous avons proposé une liste de mesures suffisamment longue pour s’adapter à tous les systèmes de production », expliquait récemment Claude Font, élu de la FNO (éleveurs d’ovins, FNSEA) à Agra Presse. Ces derniers mois, les attaques sur les bovins sont en hausse, notamment depuis quelques semaines sur le plateau de Millevaches.

Tirs possibles sans avoir subi de prédation dans les cercles 0 et 1