Faut-il croire Jacques Mézard qui aurait dit à ses collaborateurs qu’il n’avait pas vu venir ce changement de ministère ? En tout cas, Stéphane Travert, lui, laisse entendre qu’il se préparait à recevoir un appel pour briguer une fonction ministérielle. Et la chose aurait même été entendue avant l’annonce du premier gouvernement d’Edouard Philippe, mais on l’aurait laissé mener sa campagne législative en paix.
Mais pourquoi ce changement de ministre de l’Agriculture ? La première hypothèse, c’est que la connaissance de Jacques Mézard sur les collectivités territoriales le rendait plus utile au ministère de la cohésion des territoires qu’à celui de l’Agriculture. Il est vrai qu’étant donné son profil, on a le sentiment qu’il sera mieux à sa place.
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La deuxième hypothèse, c’est que des critiques seraient remontées jusqu’à l’Élysée ou à Matignon concernant monsieur Mézard de la part d’organisations professionnelles ou syndicales, qui craignaient pour l’issue des États généraux de l’alimentation, avec un ministre, certes ayant une grande capacité d’écoute, mais pas suffisamment solide sur la connaissance du fonctionnement des filières. Il est vrai que la mission qu’Emmanuel Macron a confiée au ministre de l’Agriculture, avec les États généraux qui doivent déballer sur la table tous les maux dont souffre l’agriculture, a peut-être été jugée trop lourde pour lui.
La troisième hypothèse, c’est qu’Emmanuel Macron avait besoin du PRG avant les législatives, d’où un ministère confortable. Mais aujourd’hui, il a juste besoin de redresser un peu la barre de son gouvernement vers la gauche en marche. Bref, de la politique somme toute assez classique.