Le ministère de l’Agriculture annonce dans un communiqué du 14 octobre qu’à la suite de la parution d’un nouvel avis de l’Anses sur les analyses de lait réalisées après l’incendie de l’usine Lubrizol, les restrictions peuvent être levées par les préfets dans le secteur laitier. Le lait et les produits laitiers initialement bloqués peuvent être mis sur le marché dès l’entrée en application des arrêtés préfectoraux. Dans son avis, l’Anses constate que l’analyse des 130 prélèvements de lait (réalisés entre J + 3 et J + 11 après l’incendie) « ne présente pas de dépassements des teneurs maximales réglementaires, les valeurs médianes se situant au plus à 20 % au-dessous de ces mêmes teneurs ». L’Anses n’observe pas « de tendance temporelle à la hausse ». L’agence ajoute toutefois que ses conclusions sont associées à une incertitude « pouvant être forte ». Cette incertitude, explique l’Anses, « provient notamment d’une méconnaissance de la variabilité spatiale de la dispersion (tâches de contamination), ainsi que de la cinétique de transfert des contaminants dans le lait qui ne pourrait pas avoir atteint son maximum à J + 11 ». Les auteurs recommandent donc, en cas de levée des restrictions, de « mettre en place un dispositif de surveillance renforcée ».
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Une annonce similaire tarde à venir pour les autres secteurs. À l’heure où nous écrivons, le préfet de Seine-Maritime a annoncé que des prélèvements sur des fruits, légumes et des produits d’origine animale ont révélé des résultats « conformes à la réglementation ». « Comme pour le lait, nous attendons la validation de l’Anses », a annoncé le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand, lors d’une conférence de presse à Rouen. « Si l’Anses est sur cette même ligne, cela me permettrait de lever les consignations de réserve sur ces produits », a-t-il indiqué. « On a des résultats sur les pommes de terre, sur du raisin, sur des pommes, sur de la betterave, sur du chou et également au niveau alimentation animale de l’herbe, de la luzerne. Et concernant les produits animaux, sur du poisson, sur des œufs et également sur du pollen », a détaillé Olivier Degenmann, directeur départemental de la protection des populations (DDPP) de Seine-Maritime.