« Le Cniel a été intégralement remboursé par Lubrizol », indique à Agra Presse le 25 septembre, Thierry Roquefeuil, président de l’interprofession laitière. À la suite de l’incendie de l’usine Lubrizol de Rouen classée Seveso, le 26 septembre 2019, le Cniel avait rapidement réagi pour faire face à la « panique qui gagnait les campagnes ». En guise d’avance, l’interprofession avait choisi d’indemniser immédiatement, au prix normalement payé, les éleveurs qui avait dû, par précaution sanitaire, jeter leur lait jusque mi-octobre. Il y a un mois, ce sont donc 3,5 millions d’euros qui ont été remboursés par Lubrizol à l’interprofession. Le FMSE (Fonds national agricole de mutualisation du risque sanitaire et environnemental) s’est chargé d’instruire les dossiers.
Plus en aval, la situation est toujours incertaine. « Les arrêtés préfectoraux pris pour donner suite à l’incendie de Lubrizol ont aussi affecté les transformateurs qui ont été empêchés de transformer le lait. Mais à ce jour, aucun n’a été indemnisé », indique la Fnil (industries laitières). Le syndicat des laiteries privées évalue le montant des dommages à près de 5 millions d’euros. Quatre laiteries sont concernées. Les dossiers sont dans les mains des avocats. La procédure juridique doit encore trancher la question des responsabilités et évaluer le montant des préjudices subis en se posant notamment la question : "Les transformateurs concernés par les arrêtés avaient-ils la possibilité de produire autre chose ?"
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Un an après la catastrophe, des contrôles sont toujours réalisés pour garantir la qualité du lait. « Encore actuellement, les prairies et les fourrages sont contrôlés. Aucun problème n’a jusque-là été rapporté », rassure le président de l’interprofession.
« Aucun transformateur n’a été indemnisé »