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Sûreté alimentaire L’UE cherche tous les moyens pour se protéger de la ractopamine

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La décision prise en juillet dernier, au sein du Codex alimentarius, de fixer une limite maximale de résidus de ractopamine – un facteur de croissance interdit en Europe – dans la viande inquiète l’UE qui cherche à faire annuler cette décision.

La présidence chypriote de l’Union européenne a présenté lors du Conseil agricole du 24 septembre les actions en cours de la Commission européenne sur le dossier de la ractopamine. Au mois de juillet, le Codex alimentarius a fixé des limites maximales de résidus de ractopanime, un médicament interdit dans l’UE utilisé pour stimuler la croissance des animaux d’élevage, pour les porcs et les bœufs. Or, l’UE conteste le processus décisionnel qui a conduit à ce résultat (une seule voix a permis de faire basculer le vote). « La Commission est très déçue que le Codex alimentarius ait pris cette décision. Nous maintenons le fait que le consensus doit être à la base de ce type de décision. Et nous espérons pouvoir revenir dessus », a indiqué le commissaire européen à la santé et aux consommateur, John Dalli, à l’issue du Conseil.
La France, soutenue par 8 autres délégations (Italie, Danemark, Allemagne…), a demandé que tout soit fait pour que la décision soit révisée. L’UE voudrait rester ferme sur cette question et continuer à refuser toute trace de ractopamine dans ses importations de viandes mais s’expose à un recours devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Un questionnaire va être soumis aux États membres afin de réfléchir aux moyens d’agir et un groupe spécial au sein du Conseil va travailler sur la question.
 
(1) Voir n° 3359 du 16/07/2012

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