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Porc L’UE dénonce une mesure sanitaire aux frontières chinoises

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L’UE a fait part à Pékin le 23 septembre de ses préoccupations concernant un nouveau système chinois de certificats sanitaires qui seraient imposés aux importations de porc sous le prétexte de lutter contre la grippe H1N1. Une forme de protectionnisme selon Bruxelles. Les autorités chinoises ont opposé le lendemain un démenti à ces affirmations.

En visite à Pékin, la commissaire européenne à la santé, Androulla Vassiliou, a fait part le 23 septembre à ses interlocuteurs de ses inquiétudes concernant un dispositif aux frontières annoncé discrètement le 25 septembre et censé s’assurer que le porc importé ne risque pas de répandre dans le pays le virus de la grippe H1N1, appelée au départ grippe porcine. « C’est une grave préoccupation pour l’UE car on ne peut qu’interpréter cette mesure comme du protectionnisme », a-t-elle déclaré, faisant valoir que les exportations françaises, danoises, italiennes ou espagnoles seraient affectées de façon injustifiée si l’on se réfère aux directives sanitaires des Nations unies.
« Nous autorisons toujours ces pays à exporter leur porc vers la Chine, nous avons seulement demandé des inspections renforcées », a rétorqué le 24 septembre un haut responsable de l’agence chargée du contrôle de la qualité et de la quarantaine, Yu Taiwei, ajoutant que « les demandes de certificats sanitaires pour le porc de l’UE sont nécessaires pour empêcher la propagation de la grippe H1N1 ».
La Chine produit l’essentiel de la viande porcine qu’elle consomme, soit 44,59 millions de tonnes en 2008. La même année, elle a importé 1,92 million de tonnes de porc et produits dérivés.

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