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Sécurité alimentaire L’UE doit soutenir le plan du G20 agricole et l’OMC, selon MM. Van Rompuy et Barroso

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Les présidents du Conseil européen et de la Commission de Bruxelles estiment que l’UE doit soutenir totalement le plan d’action adopté en juin dernier par le G20 agricole. Ils se prononcent aussi pour un « programme de négociations actif à l’OMC ».

Les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-sept doivent débattre lors de leur réunion du 23 octobre des enjeux du sommet du G20 qui se tiendra à Cannes les 3 et 4 novembre sous présidence française. Les présidents du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et de la Commission de Bruxelles, José Manuel Barroso, leur ont, dans cette perspective, adressé une lettre soulignant notamment que l’UE doit « relever le défi de la sécurité alimentaire au niveau mondial, en souscrivant pleinement au plan d’action sur la volatilité des prix alimentaires et sur l’agriculture qui a été adopté par les ministres de l’Agriculture du G20 les 22 et 23 juin 2011 » (1).

Un « programme de négociations actif » à l’OMC
MM. Van Rompuy et Barroso affirment aussi, dans cette lettre, que « stimuler les échanges commerciaux » est « le moyen le plus efficace de soutenir la croissance mondiale ». « Malgré notre engagement actif et celui de quelques autres durant le premier semestre de cette année, le cycle de négociations de Doha de l’OMC ne pourra être achevé en 2011, écrivent-ils. L’économie mondiale se trouve ainsi privée d’un moteur de croissance majeur, et cela risque d’encourager l’adoption de mesures protectionnistes. A Cannes, l’Union aura un rôle moteur dans les débats consacrés à la manière dont le G20 pourrait soutenir l’OMC dans le contexte actuel ».
« Nous devons plaider en faveur d’un programme de négociations actif à l’OMC, permettant d’obtenir des résultats concrets à partir du programme de Doha pour 2012, notamment en ce qui concerne les pays les moins développés, tout en élargissant l’éventail des questions examinées par l’OMC afin de pouvoir affronter de nouveaux défis mondiaux, insistent les présidents du Conseil européen et de la Commission. Nous devons nous engager une nouvelle fois à nous abstenir de prendre des mesures protectionnistes, quelles qu’elles soient, et nous devons garantir l’existence d’un marché mondial et d’un système d’échanges ouvert pour les matières premières, qui soit exempt de distorsions, durable et transparent ».

(1) Voir n° 3307 du 27/06/11

(2) Voir n° 3317 du 26/09/11

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