La question de la durabilité des biocarburants est actuellement passée à la loupe au sein d’un groupe de travail du Conseil des ministres de l’UE. Selon un document de la présidence slovène de l’Union, les propositions de la Commission européenne concernant les économies d’énergie seraient jugées trop peu ambitieuses.
Selon les propositions de la Commission, un biocarburant devra, pour être pris en considération dans l’objectif d’un Etat membre, assurer une économie de gaz à effet de serre d’au moins 35 % par rapport aux carburants fossiles. Dans un projet de compromis, la présidence slovène propose d’aller au-delà de ce pourcentage pour éviter que les producteurs n’investissent trop massivement dans des biocarburants de la première génération ayant un rendement faible en CO2. La fixation d’un pourcentage plus élevé fait l’objet de négociations entre les Etats membres, certains exigeant des réductions de l’ordre de 50 à 60 %. Un consensus semble exister sur une approche en deux étapes consistant à fixer une première réduction de CO2 à 35 % qui sera ensuite proportionnellement augmentée. Reste aux Vingt-sept à se mettre d’accord sur les dates et sur l’ampleur des économies définitives en CO2 à appliquer.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le Conseil européen de mars a confirmé l’ambition des Vingt-sept de maintenir les objectifs, définis il y a un an, de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % d’ici 2020, grâce à l’utilisation de 20 % d’énergies renouvelables et de 10 % de biocarburants.