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Protéagineux L’UE face à son problème de dépendance en cultures protéiques

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Le développement – ou non – de la production de protéagineux reste une question sans réponse pour l’UE. A cela s’ajoute le problème des ingrédients OGM importés pour l’alimentation animale. Selon la Commission européenne, la nouvelle Pac donnera aux États membres les moyens de mettre en place des mesures spécifiques permettant de promouvoir les cultures protéiques.

La question des cultures protéiques a été soulevée lors du Conseil agricole du 23 septembre par la Slovénie qui a présenté aux ministres les principales conclusions d’une conférence internationale sur le maintien de la production de protéagineux dans la région du Danube et l’Europe méridionale organisée le 23 août à Moravske Toplice. Au cours de ces échanges de vues, les participants ont jugé essentiel d’accroître l’autosuffisance de l’UE dans ce secteur, celle-ci dépendant aujourd’hui presque entièrement des importations, en particulier le soja en provenance des États-Unis, du Brésil et de l’Argentine. Le soja importé pour l’alimentation animale étant de plus, en grande majorité, génétiquement modifié, alors que le public réclame davantage de produits sans OGM.
Une initiative visant à promouvoir le soja non transgénique dans la région du Danube a d’ailleurs été lancée en janvier 2013 par treize pays, dont la Slovénie.
 
Potentiel environnemental, fragilité économique
Lors de la discussion des ministres de l’agriculture de Vingt-huit, des États membres – Finlande, Espagne, Roumanie, Autriche, Bulgarie – ont soutenu l’orientation de la Slovénie visant à développer les cultures protéiques pour limiter la dépendance de l’UE. La Bulgarie et d’autres, dont l’Italie et la Pologne, se sont prononcés pour la mise en œuvre d’un étiquetage des aliments pour animaux provenant de protéines non OGM.
Pour sa part, Dacian Ciolos a reconnu que le potentiel agronomique et environnemental des légumineuses peut contribuer significativement à la durabilité du secteur agricole de l’UE, tout en constatant que l’attractivité économique relative des plantes protéiques par rapport aux céréales est fragile.
 
Les apports de la nouvelle Pac
Le commissaire européen à l’agriculture a affirmé que la nouvelle Pac donne les moyens de développer la production de protéines : possibilité pour les États membres de soutenir spécifiquement par des paiements couplés les secteurs ou les productions qui, comme la filière protéagineuse, ont fait l’objet de paiements directs dans le passé et doivent relever des défis particuliers ; opportunités offertes par le verdissement des aides (inclusion dans les surfaces d’intérêt écologique des plantes à valeur environnementale qui fixent l’azote, exigence de diversification des cultures) ; mesures de développement rural (promotion des cultures vertueuses pour l’environnement via des mesures agro-environnementales, aides au développement de nouvelles technologies et pratiques et à la formation, régimes de qualité).
La voie des co-produits de l’utilisation de la biomasse et la recherche de nouvelles sources de protéines doivent aussi faire l’objet d’investissements de recherche, a ajouté le commissaire européen.

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