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Pratiques oenologiques L’UE proroge ses dérogations provisoires pour le vin argentin

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Les représentants des Etats membres de l’UE ont approuvé le 2 avril la proposition de la Commission européenne de proroger l’autorisation provisoire de la présence d’acide malique dans les vins importés d’Argentine, une pratique interdite par la réglementation communautaire. Les vins originaires de pays tiers qui ont fait l’objet de pratiques œnologiques non admises par la réglementation communautaire ne peuvent, sauf dérogation à décider par le Conseil, être offerts à la consommation humaine directe dans l’UE La procédure de dérogation est prévue par le règlement 1493/1999 portant organisation commune du marché vitivinicole.. Or, selon une pratique oenologique admise par l’Argentine, approuvée par l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), mais interdite dans l’Union européenne, les vins originaires d’Argentine peuvent être additionnés d’acide malique pour en corriger l’acidité. Des négociations portant notamment sur la reconnaissance des pratiques œnologiques respectives des deux parties sont engagées depuis 2002 entre l’UE et le Mercosur, dont l’Argentine est membre, avec comme horizon un accord global sur le commerce du vin. Cet accord devrait notamment prévoir la possibilité pour l’Argentine de pérenniser cette pratique de l’addition d’acide malique. C’est pour faire preuve d’une attitude « positive et constructive » dans ces négociations et éviter toute perturbation dans les échanges que la Commission a proposé de proroger l’autorisation provisoire de cette pratique œnologique courante en Argentine jusqu’à l’entrée en vigueur d’un tel accord, et au plus tard jusqu’au 31 décembre 2008.

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