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Santé animale L'UE renforce ses mesures contre la diarrhée épidémique porcine

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Afin de se prémunir contre le virus de la diarrhée épidémique porcine qui se développe aux Etats-Unis, au Canada, au Japon et au Mexique, l'Union européenne a renforcé ses exigences vis-à-vis des importations de sang de porc. Les pays touchés (les Etats-Unis principalement) n'ayant pas programmé d'expéditions d'animaux vivants vers l'UE, aucun embargo n'a été mis en place à ce stade par Bruxelles.

FACE à l'épidémie de diarrhée épidémique porcine qui se développe aux Etats-Unis, au Canada, au Japon et également au Mexique (1), l'UE a décidé de renforcer ses exigences vis-à-vis des importations de sang de porc en provenance de ces pays mais n'a pas bloqué les importations d'animaux vivants. Les experts des États membres de l'UE réunis au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale n'ont pas jugé nécessaire à ce stade de mettre en place un embargo sur les porcs vivants, étant donné que les autorités américaines et canadiennes ont informé Bruxelles qu'aucun lot n'était programmé pour être envoyé vers l'UE. De plus, les règles actuelles d'importations de porcs dans l'UE prévoient déjà une période de quarantaine. Aux Etats-Unis, aucun porc n'a été placé en phase de résidence de 40 jours ni en quarantaine de 30 jours précédant toute importation dans l'UE. L'UE importe environ 250 porcs vivants chaque année des États-Unis. Ces mesures pourraient être actualisées au mois de juin en fonction de l'évolution de la situation.

Traitement des produits du sang

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Pour les produits issus du sang (plasma…), utilisés notamment pour nourrir les porcelets, l'UE va imposer un traitement thermique à 80°C suivi d'un stockage de 6 semaines ce qui suffit à inactiver le virus. Enfin, pour les importations de semence, ces produits posent un risque négligeable de transmission du virus et les mesures déjà en place (quarantaine et absence de signes cliniques de maladie du donneur) suffisent à écarter tout danger. La France, qui avait demandé à Bruxelles de prendre des mesures pour faire face à cette épizootie, s'est félicitée de ces décisions. Le virus (dont la déclaration n'est pas obligatoire en vertu des normes internationales) affecte les porcs provoquant des diarrhées, des vomissements et une mortalité de 50 à 100% des porcelets infectés.

(1) Voir n° 3446 du 05/05/2014