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Fraudes L’UE souhaite intensifier la lutte contre les trafics internationaux agroalimentaires

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« Provoquer une prise de conscience au sein de l’UE, améliorer la circulation de l’information, adopter des outils de travail permettant d’être plus efficace » : telles sont, selon une note française, les grands objectifs des propositions formulées lors du premier séminaire européen consacré à la lutte contre les trafics internationaux agroalimentaires.

Organisé par la France du 6 au 8 octobre dernier dans le cadre du programme de la Commission de Bruxelles « Prévenir et combattre la criminalité », le premier séminaire européen consacré à la lutte contre les trafics internationaux agroalimentaires a rassemblé près de 150 experts provenant de 22 Etats membres de l’UE et de 12 pays tiers ainsi que des représentants de l’agence Europol, de la Commission, de l’Office de lutte anti-fraude (Olaf), du Bureau européen des unions de consommateurs et de l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC-Interpol).
Les travaux ont débouché, explique une note française transmise à Bruxelles, sur une série de propositions visant en premier lieu à sensibiliser les acteurs publics concernés, notamment par « la mise en place au niveau national de formations destinées aux différents acteurs (magistrats, gendarmes, policiers, douaniers, agents des administrations de contrôle, etc.) en charge de la problématique (sensibilisation à la fraude financière et alimentaire) » et par le développement des contacts avec la filière agroalimentaire (production, transformation, distribution).

Harmoniser la traçabilité des produits

Deuxième objectif : « améliorer la circulation de l’information relative à cette forme de criminalité ». Les participants au séminaire ont suggéré en particulier de « concevoir une réponse judiciaire au niveau européen (si nécessaire création d’un réseau des procureurs) » et d’« harmoniser la traçabilité des produits ».
Enfin, pour « optimiser les investigations judiciaires au plan européen », les experts ont proposé, entre autres, « l’adaptation de l’arsenal juridique au contentieux agroalimentaire (criminalité organisée) en vue de mieux lutter contre les trafics » et évoqué « la possibilité pour les enquêteurs (points de contact) d’accéder au Système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et aliments pour animaux RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed) ».

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