L’UFC-Que Choisir regrette écrit dans un communiqué du 22 novembre, la décision rendue le 16 novembre par la cour d’appel de Paris « qui a considéré que les publicités sur le partenariat de la MAAF et d’Unilever, ne sont pas de nature à induire le consommateur en erreur ». Ce partenariat consistait à accorder une remise de prime sur les assurances complémentaires santé de la MAAF contre la présentation de preuves d’achat de produits Unilever de la gamme Proactiv’, au motif que ces produits font diminuer le taux de cholestérol.
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Selon l’UFC-Que Choisir, cette décision « démontre l’absence d’encadrement réglementaire pour défendre les 20 millions de Français concernés par les maladies cardio-vasculaires face à ces dérives publicitaires ». L’association « continue à penser que de tels partenariats ne permettent pas d’informer les consommateurs (…) sur les moyens de prévenir les maladies cardio-vasculaires » parce que « la présence de la MAAF dans ce partenariat attribue la caution d’un assureur de complémentaire santé au produit d’une seule marque », « de l’avis des plus hautes autorités de santé et de 75 % des médecins interrogés par l’UFC-Que Choisir, ces communications surévaluent l’intérêt de ces produits par rapport à d’autres facteurs déterminants vis-à-vis des maladies cardio-vasculaires (suivi médical, activité physique, tabagisme, alcool, poids, etc.) » et enfin « cette technique de « co-branding » induit de manière implicite un effet d’offre liée ». Tous les assurés de la MAAF qui souhaitent bénéficier de cette remise de prime doivent en effet consommer les produits d’une seule marque. « Dans un contexte d’instrumentalisation croissante de la santé dans le domaine alimentaire », l’UFC-Que Choisir « demande à madame Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, et Monsieur Luc-Marie Chatel, secrétaire d’Etat à la Consommation et au Tourisme, de créer un nouveau cadre réglementaire, aujourd’hui inexistant, applicable aux alicaments ».